Mars 2009

Chers tous et toutes,

Une phrase s’est inscrite en lettre d’or dans l’atmosphère de ce dernier week end à Terre et Soleil :

« Je n’adapte pas mon corps à la vie, c’est ma vie que j’adapte à mon corps »

Cela veut simplement dire que je suis parfaitement à l’écoute de mes limites et de mes possibilités réelles d’évolution dans le corps que mon enfance a forgé. Cela ne veut pas dire ne rien faire, bien au contraire, mais c’est se consacrer à l’essentiel de notre responsabilité d’être humain adulte, parfois père ou mère, en acceptant de ne pas combler les besoins des autres et de ne pas être comblé soi-même. L’important est d’être vrai et sincère avec son entourage et surtout avec soi.

Le deuxième point important de ce week end est l’insistance de pratiquer tous les jours un minimum d’assouplissements et de torsions de la colonne vertébrale (comme une serpillière), ainsi que l’assouplissement des articulations, sans se rendre prisonnier d’une technique apprise (observez un chat ou un chien pour comprendre le sens de cette pratique). Et de respecter ce principe :

« Dans ma pratique corporelle, je n’ai pas peur de rentrer dans ma tension,

si et seulement si, je sens que cela me fait du bien. »

Nous devons prendre l’expression « cela me fait du bien » dans le sens où elle aide notre inconscient à lâcher prise sur des fonctionnement mentaux illusoires. Chaque refus de la réalité de notre vie ayant contracté des parties de notre corps. Chaque illusion que nous perdons provoque de fortes émotions mais aussi, pour les psychotiques, de fortes douleurs corporelles. C’est donc dans le sens d’une évolution intérieure qu’il faut entendre l’expression ci-dessus.

Dans vos blocages physiques, vous ne devez jamais renoncer à essayer de les assouplir sans dépasser les limites de votre acceptation ; c’est la paix intérieure ainsi qu’une respiration profonde et sereine qui vous indique la limite à ne pas dépasser. Cela peut mettre 10 ans ou plus, mais vous devez montrer à votre corps que vous n’êtes pas dupes de ses résistances. Sachez que le corps a une intelligence propre et qu’il est très malin pour manipuler vos pensées.

Servez-vous aussi du pouvoir de vos mains. Chacune des paumes de vos mains projettent une énergie de chaleur et d’amour, directement reliée au cœur, qui peut sensiblement vous aider à ce lâcher-prise corporel.

Et pensez aux couleurs pour aider votre corps à évoluer. Soyez conscients des couleurs que vous mettez sur votre corps, le jour comme la nuit, et sur quelle partie de votre corps vous les mettez. Les couleurs des draps et des pièces où vous vivez ont aussi beaucoup d’importance. Vous êtes responsable de ce que vous donnez à votre corps, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Personnellement, j’ai teinté une quinzaine de te shirt en pourpre et j’utilise beaucoup cette couleur ainsi que le jaune dorée et le vert tendre. N’oubliez pas de mettre beaucoup de tendresse et d’harmonie dans vos couleurs.

Voilà pour aujourd’hui, je joins également deux documents récents.

A la suite de ce mail mensuel ou des précédents, n’hésitez pas à me poser des questions par internet. A des questions précises, vous aurez des réponses précises.

Les questions-réponses les plus pertinentes seront jointes aux prochains mails mensuels en respectant votre anonymat.

Avec mes bénédictions et ma tendresse,

André.

L’ École de l’ Être

Les trois étapes pour devenir un adulte conscient, responsable et dans l’ouverture du cœur

1 ère étape “je” : individuation, naître à la vraie vie, découvrir son chemin personnel, écouter son corps et trouver son identité divine en quittant sa personnalité.

Je m’accueille pour ce que je suis

Je rencontre l’autre

Je reconnais ma différence

J’ose me dire (avec l’accès à ma mémoire infantile)

J’ose t’entendre (avec l’accès à ta mémoire infantile)

Je suis (et je pratique la méditation)

Je découvre mon projet de vie (et je pratique la prière)

2 ème étape “je et toi” : séparation et solitude, ressentir la distance juste, la différence dans le fond et dans la forme, exister face à l’autre, sans soumission ni domination, et devenir le canal de l’amour.

J’accueille la relation

Je t’apprivoise sans te dominer

Je me laisse apprivoiser sans me soumettre

J’apprends la rencontre entre moi et l’autre

J’apprends comment tu fonctionnes

J’apprends comment je fonctionne

J’apprends la relation équilibrée

3 ème étape “nous” : se réaliser en relation avec les autres, construire sa vie dans le monde et au service du monde, sans nier quoi que ce soit de son identité spirituelle et de son chemin de vie, découvrir la possibilité de faire avec les autres .

J’accueille le groupe

Je m’intègre sans me nier

J’équilibre mes relations avec chacun

Je relationne en conscience

Je fais avec l’autre en conscience

Je fais avec le groupe en conscience

Je participe à un projet global.

Le pilier de l’enseignement

Chaque désir possible, dans le respect des autres et de soi-même (le respect, ce n’est ni la peur, ni l’obéissance), doit être expérimenté, en prenant conscience, en même temps, qu’aucun désir ne peut être réellement satisfait (c’est le mental qui fait croire à la satisfaction du désir). C’est de cette façon que le désir disparaît à jamais. Bien entendu, chaque désir expérimenté et épuisé passe par un deuil à faire, donc des émotions à accepter, des souffrances et des frustrations à aimer.

Vous ne pouvez pas faire abstraction de vos désirs. Le premier travail est de redécouvrir les désirs niés et refoulés, cachés derrière des peurs (elles-mêmes cachées par des blocages énergétiques, eux-mêmes cachés par des forme-pensées, des croyances, des programmes mentaux inconscients).

Chacun est différent et unique, il est donc impossible d’avoir les mêmes désirs. Ce ne peut être qu’en apparence ; la motivation, le but recherché pour soi, n’est pas le même. Donc les désirs à expérimenter sont différents pour chaque personne.