Avril 2009

Bonjour à tous,

Ce mail d’avril, mon humble aide pour vous aider dans votre chemin.

Prendre soin

– d’une émotion

– d’une douleur physique

– d’une frustration

D‘une émotion : Dès que je me sens troublé, vulnérable, emporté par des forces incontrôlables en moi, au lieu de fuir, de me contrôler, de nier ces sensations physiques, je respire calmement et profondément dans l’ensemble de mon corps pour permettre à ces émotions de prendre toutes leur place à l’intérieur de moi. Par contre je ne laisse pas ces émotions déborder à l’extérieur vers les autres si cela peut leurs nuire. Je reste le « patron » de mes comportements. C’est une vigilance de chaque instant et non pas un système de défenses permanent et inconscient.

D’une douleur physique : Au lieu du médicament ou du docteur miracle, est-ce que j’ai pensé à la chaleur de mes mains reliées à mon cœur ?

C’est de la tendresse qu’il s’agit. Au lieu de l’attendre désespérément de l’extérieur, est-ce que je suis capable de me la donner ?

J’attend des autres cette tendresse que je me croix incapable de me donner, ce qui est faux, c’est ma responsabilité de me la donner.

L’aboutissement de ce « prendre soin », c’est jouir dans la souffrance.

D’une frustration : Chaque frustration doit être vécue pleinement. J’ai le droit de me consoler en me faisant du bien mais je n’en veux à personne de mes manques actuels et anciens. Nous sommes tous limités. Nous avons tous une histoire qui pèse sur notre personnalité. Personne ne peut répondre entièrement à nos besoins. Bien entendu, pour vivre entièrement ses frustrations, il faut d’abord laisser remonter tous nos désirs refoulés, niés ou castrés.

Pour apprendre à prendre soin de mes émotions, de mes tensions et douleurs, de mes frustrations, je dois me poser la question : « Qu’elle était ma véritable relation avec ma maman ? »

Personnellement, dans ma relation avec ma maman, je me souviens de soins attentionnés de type « infirmière » mais pas de complicité aimante et joueuse qui m’aurait appris petit à petit à prendre soin de moi, de mon corps et de ses souffrances, car ma maman ne savait pas prendre soin de tout cela pour elle-même. Ma fille, Sénéla, adoptée de Madagascar à 10 ans, se souvient que sa maman biologique posait ses lèvres sur son ventre en soufflant, ce qui faisait vibrer la peau de son ventre dans une jouissance complice entre la mère et l’enfant. Je n’ai, pour ma part, aucun souvenir de ce type avec ma maman, et pourtant, j’ai appris aujourd’hui à prendre soin de mon corps et de ses manifestations par l’intérieur, par la respiration ; et par l’extérieur, en me faisant du bien moi-même. Se faire du bien ne veut pas dire se faire du mal par des compensations nuisibles pour soi ou pour les autres.

Pour prendre soin de soi, il faut connaître ses vraies limites pour les faire évoluer. Respecter ses limites, ne veut pas dire rester infantile et immature. C’est être exactement là où on en est dans notre évolution, sans tricher, sans paraître autrement que ce que l’on est à l’intérieur, pour ensuite faire évoluer ces limites dans l’amour de la souffrance physique. C’est-à-dire grandir, mais en étant complètement en accord avec cette souffrance, en lui donnant toute la tendresse et l’amour d’une maman disponible et compatissante que l’on trouve à l’intérieur de soi, à l’écoute de notre respiration subtile, une respiration chaleureuse qui englobe tout notre corps et toutes les sensations agréables ou désagréables qui s’y trouvent, en jouissant, et avec un mental apaisé.

Attention ! Cette maman en vous, c’est une image, c’est vous-même. Si vous imaginez dans votre mental une maman (ou Marie ou toute autre image religieuse) qui s’occupe de vous, vous mettez à l’extérieur ce qui doit être en vous. C’est alors une division et non pas une réunification.

En lisant ce texte, ne vous en sortez pas par une phrase mentale du type : « Je n’y arrive pas ». Ne restez pas dans l’énergie de victime. Vous avez le droit de mettre dix ans pour y arriver, vous n’avez pas le droit de renoncer à vous exercer tous les jours.

Recevez mes bénédictions aimantes,

André.

Quelques courriels que je vous demande d’accueillir sans jugement et de ressentir ce qui pourrait vous ébranler dans ces confidences parfois maladroites mais toujours sincères.

Bonjour André

En 2000 j’ai été touché par une maladie qui m’a diminué, j’ai du mal à accepter. J’ai essayé de la comprendre, j’ai fait des investigations et des recherches pour comprendre mon corps.

Des que les symptômes reviennent, je me sens mal et j’en veux à la terre entière.

En plus, en ce moment, beaucoup de changements au niveau professionnel, je ne sais pas si je vais pourvoir faire face. Je n’ai pas de diplôme. Je me sens parfois dépassé par la modernisation. Tout va vite.

En plus, mon époux a un caractère fort, il faut toujours +++, il s’occupe de tout. Il va bientôt être en retraite.

Je me sens tellement diminué en ce moment. Faire le deuil de l’illusion d’être aimé.
C’est un peu difficile pour moi en ce moment, j’ai du mal à y voir clair.

Je suis désolée de vous importuner avec mes problèmes, j’essaie de trouver la clef qui va permettre de sortir de cette impasse.

D’avance merci pour votre aide

Bonjour Y,

Ce que vous décrivez est tout simplement votre vie. C’est ce que vous avez à vivre. L’important est de quelle façon vous allez le vivre, en victime ou en disciple, c’est à dire avec un engagement authentique dans une voie spirituelle qui vous permettra petit à petit de changer votre point de vue. C’est un chemin qui va de la victime à la souffrance acceptée et aimée. C’est à dire faire le deuil de la vie que vous imaginez dans votre mental pour vivre pleinement et jouissivement les épreuves que votre vie vous amène. C’est votre karma pour cette vie, votre Dieu intérieur ne vous amène que ce que vous pouvez vivre. Transformez votre esprit par la prière et la méditation, c’est le chemin du bonheur, le votre, différent de tous les autres.

Inspirez vous de mes écris et recevez mes bénédictions.

Je vous reçois dans mon coeur,

André.

Bonjour André

Merci pour votre réponse, je dois accepter ma vie et apprendre à l’aimer. Je vais étudier votre réponse et relire le mail mensuel.

Amicalement, 

Y.

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Bonjour André

Un temps s’est écoulé depuis notre dernière rencontre et de nouvelles expériences ont enrichi ma vie. Avec ce temps écoulé, monte en moi, une profonde gratitude pour toi. Une question m’habite quant à l’engagement. Je ne sais pas si une réponse est nécessaire mais c’est devant toi que je dépose cette question.

Merci pour ta présence, quand bien même, elle peut être confrontante.

H.

Je viens de me rendre compte en te relisant que tu parlais de question précise. Pour préciser, je pense à mon engagement ici et maintenant dans ma vie de tous les jours, avec chacun et avec moi-même

Merci H

Bonjour H,

Pour ta question précise, l’engagement ici et maintenant dans ta vie de tous les jours et surtout en relation avec les autres c’est s’engager à une vigilance profonde et permanente en se remémorant sans cesse les principes fondamentaux de l’enseignement de cette voie : être un avec chaque situation, chaque sensation physique, sans refus ; et même en étant d’accord avec le refus. Pas ce qui devrait être mais ce qui est.

Ci joint les messages essentiels et tous mes documents intitulés « La pratique ». Et tu peux relire et approfondir dans une conscience de plus en plus subtile les phrases de Swami Prajnanpad ou d’Arnaud Desjardins.

Bonjour André,

Et MERCI. Ce qui m’est venu en lisant et en recevant cette montagne d’enseignement, c’est que je pourrait écrire un bouquin à méditer, mastiquer chaque formule transmise ici. Il y a peut être une part de délire, mais je sens aussi que ça peut être un engagement dans ma pratique. Je vais voir avec le temps et avec mes limites si c’est juste pour moi. En tout cas Merci de me permettre de m’ouvrir à cette possibilité.

Bien avec toi

H

P S : difficile de ne pas tricher avec la part en moi qui veut être un bon garçon…

Bonsoir H,

Je serais heureux d’être le lecteur de ce que tu pourrais écrire de personnel.

Avec mes douces pensées qui t’accompagnent,

André.

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Bonsoir André,

Je ressens le besoin de te dire ce soir un grand Merci pour tout ce que tu as été
et ce que tu es encore pour moi: un Père Spirituel, un ami, un confident !
J’ai conscience de tout ce que j’ai reçu lors du massage de tout mon corps et lors
de la dernière séance. Je te demande pardon si parfois je te donne l’impression que je ne t’écoute pas, c’est seulement qu’avec toi je reçois tant de tendresse et d’Amour que pour E. c’est trop beau pour être vrai ! J’en ai même peur ?
Avoir peur de l’Amour peut paraître stupide et pourtant je réalise que j’en suis là!…
Je ne suis pas sûre d’être claire avec les mots car c’est tout nouveau pour moi d’oser me dire et si difficile.
Avec toute ma tendresse

E.

Bonsoir E.,

Tout va bien, continue dans ce chemin,

Avec mes bénédictions,

André.

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Bonjour André,

Comme même éloignée je me sens reliée. Ce mail qui parle du corps et mon corps qui n’arrête pas de parler… Avec les fortes douleurs corporelles dont tu parles qui me montrent aussi combien il est difficile encore pour moi d’AIMER LA SOUFFRANCE et LA FRUSTRATION.

Ce que je lis est clair mais dans la pratique… Entre accepter mes limites et répondre à mes résistances, je sens que c’est « sensible ».

« Sachez que le corps a une intelligence propre et qu’il est très malin pour manipuler vos pensées » cette phrase m’interpelle! Peux-tu m’en dire plus?

Je t’embrasse avec tendresse.

S.

Bonsoir S.,

Je crois que tu avais la réponse à ta question dans le début de ton mail. Tu vois que ton corps a la loi même sur ce qui est juste et qu’il n’accepte pas.

Dans l’enseignement d’Arnaud, cette intelligence du corps, on l’appelle le « malin », dans l’église catholique, on appelle cela le diable. Dans chaque tradition c’est un nom folklorique qui définit une réalité bien simple pourtant.

En tous cas, dans le chemin spirituel de chacun, cette intelligence emmène le disciple dans des délires inévitables qui amènent un lot de souffrances supplémentaires. C’est ainsi, c’est la réalité de toute recherche intérieure. Dans la bible, cette recherche est représentée par l’arbre de la connaissance que Dieu demande à Adam (le nouvel homme en recherche de lui-même) de ne pas toucher (le fruit défendu). C’est pourtant inévitable, et c’est pourquoi les maîtres dignes de ce nom ne forcent personne à faire ce chemin.

On peut aussi résumé cela par le terme « les résistances ». Accepte tout simplement ce que tu écris dans ton mail. Il n’y a que du tout à fait normal dans ce que tu écris.

Bien en compassion avec ce que tu vis et avec toute ma tendresse,

André.

Bonjour André,

Oui.

De là où je suis avec toute ma tendresse et un MERCI qui vient du coeur.

Je t’embrasse.

S.

Bonjour André

Dans le doute, je préfère te demander si c’est possible que j’aie déjà pu, ouvrir la porte de l’abandon de mes défenses.

A bientôt,

S.

Bonjour S.,

Bien sûr, le fait que tu poses la question en est la preuve.

Avec ma tendresse,

André.

Bonjour André,

la vie m’a mis d’un coup face a des situations ou le positionnement m’était demandé, tout est arrivé en même temps et très vite.

J’ai pu sentir et recontacter mes blessures qui ont créé ce mécanisme, que j’appelle autodestruction, ce matin, puisque je vois comment j’y ai contribué.
Il y a un manque de courage et d’affirmation face à l’adulte et le corps s’affaiblit étant surpassé par les événements qui surgissent. Ne pouvant se confronter à tout, je dirais « il se meurt », se laisse faire. Survient derrière le mental qui répète des phrases négatives, maintenant l’être dans la psychose, soit se protéger de « tout » pour ne pas faire face, c’est là que j’ai besoin d’aide en général.

Il y a ce que je me suis demandé et ce que je peux faire. J’entends et j’ai senti que c’est dans ces moments que je découvre mon rythme, S., elle, est persuadé qu’elle ne fait pas ce qu’il faut pour satisfaire maman ou papa.
Avant la lecture du mail, je ressentais mon rythme biologique, après lecture du mail, j’ai comme activé la volonté, comme si ta vérité, dans le moment que je vivais, était mienne. Je suis d’accord avec tes écrits et je vois combien il est nécessaire pour moi d’être détaché pour ne pas essayer de satisfaire l’autre.
Je sais que tu n’as pas demandé cela, c’est la où je me pose question : « Dieu étant partout, en tout, que veut dire »accepter ce que Dieu me demande? »

Lâcher de croire que mes parents sont Dieu et accomplir à mon rythme, dans cette vie, ce que je peux.
Est-ce que c’est cela?
Parce que moi je voudrais faire tout ce qu’ils me demandent pratiquement toujours rapidement, et cela fait beaucoup.

Je sens quelque chose de profondément religieux en écrivant ces dernières phrases, comme une peur de punition…
Changer de maison ne se fait pas d’un coup, il faut bien une vie pour cela.

Il me semble bien avoir senti cela dans les paroles de Jésus écrite dans les évangiles…

Je me sens perdu face à l’acte que Dieu me demande, ETRE QUI JE SUIS, devant mon papa et ma maman, en allant les voir, mais JE SAIS que c’est cela l’essentiel, aujourd’hui.

Je sens aussi et pour finir, que DIEU est là, à cet instant et qu’en écrivant j’ai eu réponse.

C’est dur de quitter quelque chose et d’avoir la sensation de ne plus exister pour quelqu’un, c’est bien psychotique de vouloir un lien, un cordon.

J’ai envie de te dire Merci pour tous ce que j’ai reçu de toi, en lien avec l’univers.

Je trouve que l’handicapé a bien progressé, en regardant ces trois années. Quelques « fleurs »me font du bien.

Je t’embrasse, S.

Bonsoir S,

Juste une petite réponse. Dieu, c’est ton Dieu intérieur qui t’amène ce que tu dois vivre et rien d’autre. Moi qui aide de nombreuses personnes, je reconnais la perfection divine qui amène à chacun et à chacune uniquement ce qui est à sa portée et qui correspond aux refus inconscients de la réalité de la vie gravés dans la psyché depuis l’enfance.

Plein d’amour pour toi,

André.