Mai 2009

Bonjour à tous,

Les 5 règles fondamentales de la vie :

– Loi de causalité

– Loi d’interdépendance

– Loi du juste milieu

– loi de l’impermanence

– Loi de la différence

– Loi de causalité : Tout phénomène a une cause. Tout ce qui nous arrive dans notre vie est la conséquence de ce que nous avons semé, parfois même dans une vie antérieure. Alors pourquoi chercher un responsable extérieur ? Il n’est pas toujours facile de trouver la cause originelle de ce qui nous arrive dans notre vie. Bien qu’une thérapie régressive soit souvent indispensable pour nous faire accepter dans notre profondeur cette loi. La solution est toujours en nous, c’est à nous de trouver le nouveau comportement qui va amener d’autres conséquences. Il ne s’agit pas de changer l‘autre ni ses comportements mais de les accepter. Par la suite, nous pouvons tout simplement passer directement à l’acceptation et à l’amour de l’épreuve que nous traversons. C’est toujours dans l’instant présent que LA solution, adéquate et courageuse, peut réparer un petit bout de nos erreurs et de nos refus dans notre passé, donc dans notre présent.

– Loi d’interdépendance : Dans notre chemin, chaque rencontre, chaque relation qui se présente dans notre vie a du sens pour nous aider à guérir notre passé. C’est à dire que la vie nous ramène sans cesse ce que nous n’avons pas accepter avec amour, que ce soit du rejet, de l’abandon, de la trahison, de l’humiliation ou de l’injustice. Ce sont d‘ailleurs des jugements fabriqués par notre mental. La réalité c‘est le refus des limites de ceux qui nous entourent. Ce n’est donc pas par la colère que nous devons accueillir les relations négatives de notre vie, mais au contraire par un merci intérieur (amen, oui, aum). Car c’est après cette acceptation que notre action, différente de nos habitudes, et donc dérangeante, inconfortable, insécurisante, fragilisante et physiquement douloureuse, s’impose naturellement à la situation présente. Notre chemin de vie est donc de se mettre au service des autres ; mais la première personne de qui nous devons devenir le serviteur, c’est soi-même. La prière juste en ce sens est : « Je veux devenir le serviteur de …(notre prénom), le serviteur de l’âme et du corps de …(notre prénom), Amen ou Que cela soit, merci. » Et non pas de nos désirs issus de notre infantilisme.

– Loi du juste milieu : Dans tous nos choix de vie, il y a un juste milieu personnel à chacun. Ce sont nos limites physiques, émotionnelles et mentales qui déterminent notre juste milieu à chaque instant. L’activisme hystérique ou l’isolement artificiel sont les deux extrêmes les plus éloignés de ce juste milieu. C’est avant tout la paix intérieure qui détermine notre possibilité ou pas de reconnaître ce juste milieu et de s’engager dans une action en accord avec ce juste milieu. Il est donc capital dans un premier temps d’apprendre à méditer, à respirer et surtout à prendre la distance nécessaire dans notre quotidien. L’humour baigné d’amour est la clé de cette distance (à ne pas confondre avec l’humour sarcastique et jugeant que l’on voit à la télévision tous les jours).

– loi de l’impermanence : C’est une loi fondamentale que j’ai personnellement encore bien du mal à accepter dans mon quotidien. Chaque chose agréable est toujours provisoire et chaque chose désagréable est également provisoire, mais à condition de l’accepter vraiment sinon le désagréable devient permanent. C’est notre refus d’accepter l’impermanence (donc la patience) qui nous aveugle et nous prive de voir la solution qui nous est possible pour sortir de ce désagréable. La plus universelle de ces solutions est la jouissance dans la souffrance, qui permet de sortir instantanément de cette souffrance justement. La souffrance du corps existe toujours bien quelle amorce son déclin, mais la souffrance de souffrir disparaît et la paix revient. Pour une chose agréable, c’est la même chose, c’est notre refus d’accepter son impermanence qui nous empêche d’en jouir totalement. Nous sommes dans le futur ou dans le passé en comparant, en jugeant, en prévoyant au lieu de jouir tout simplement de ce que la vie nous offre à cet instant, sans chercher un idéal qui n’existe que dans notre tête.

– Loi de la différence : Il est facile de voir avec le mental que nous sommes tous différent. Il n’y a qu’à regarder le corps d’une femme et le corps d’un homme pour voir une différence, mais c’est beaucoup plus compliqué au fin fond de notre esprit. Pour la grande majorité d’entre nous cette différence est insupportable. Moi-même j’ai soixante ans et pourtant quand je voix une jeune fille de quinze ans qui se promène ou mon fils de 11 ans jouant au football, j’oublie vite mon âge et l’usure de mon corps pour m’identifier à leur âge. Il n’y a qu’à observer le public d’un spectacle ou d’un match de football pour s’apercevoir que les spectateurs s’identifient aux personnages qu’ils voient devant eux, il n’y a pas de différenciation. Dans notre vie de tous les jours, c’est pareil, nous sommes toujours désappointés du comportement de ceux qui nous entourent. C’est à chaque fois, un oubli de la différence. L’âge, le sexe, la culture, l’enfance et la personnalité (ou plutôt le système de défenses) sont les raisons de cette différence. D’ailleurs, aussi paradoxale que cela puisse paraître, c’est quand on accepte pleinement notre différence que l’on découvre que tous les humains sont identiques dans l’essence de leur être. Pour se rendre compte de notre refus de cette différence, il est important déjà de bien observer son corps, sans dégoût (le dégoût est le refus de notre différence). Et, bien sûr, d’observer le corps des autres de la même manière, en particulier ce qui caractérise le sexe, l’âge, la race, la culture et les déformations du corps dû aux refus de l’enfance. Il y a une phrase à se dire au fond de soi régulièrement : »Je suis unique et seul. »

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Une formule résume bien des choses : On veut

Tout, tout de suite, tout le temps

Tout : Non, chacun son destin et ses limites.

Tout de suite : Non, chacun son rythme, son évolution.

Tout le temps : Non, la vie, chaque vie, est évolution, rien ne peut être stable.

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Pour notre pratique au quotidien, dans chaque conflit intérieur, se poser la question : Quelle est la loi que je refuse à cet instant ?