Juin 2009

Bonjour à tous,

Lors du dernier week end, une phrase s’est inscrite en lettre d’or dans l’énergie de ce stage :

« Nous croyons souffrir mais en réalité nous refusons de souffrir »

Je constate autour de moi combien les décisions, les choix de vie, sont déterminés dans l’esprit de ne pas ou de ne plus souffrir, au lieu de méditer profondément sur le sens de sa vie en lien avec son âme, en obéissant à son esprit supérieur (et pas à son mental). Il s’agit de rechercher notre programme initial, unique, inscrit avant la naissance et non pas des choix, même de l’enfance, pris suite à des épreuves douloureuses, non aimées, non acceptées.

La souffrance est normale, réparatrice, juste et indispensable . Aucune évolution n’est possible sans souffrance. C’est notre refus de souffrir qui crée toutes nos stratégies inconscientes ou subconscientes (proche de la conscience) pour ne pas souffrir et qui amènent à plus ou moins long terme des souffrances supplémentaires que nous acceptons encore moins.

Je vous en prie, méditer ce message, faites vous aider s’il le faut, pourquoi pas par un ou une médium, mais arrêter de vous mentir, ne prenez pas de décisions à la légère, toutes vos errances se transforment en souffrance pour vous et pour votre entourage.

Avec mes bénédictions,

André.

La relation à l’autre

Je voudrais, par ce document, vous faire prendre conscience de la nécessité d’une relation claire et d’une grande qualité dans le fond et dans la forme avec les autres (et avec soi-même aussi).

De l’envie de nous rencontrer dépend la précision, la chaleur et la justesse de la relation qui s’installe dans l’échange oral et énergétique entre soi et l‘autre.

Soyez vigilant sur votre comportement, observez-vous de l’intérieur à chaque seconde pour déterminer ce qui peut être amélioré dans votre façon de fonctionner, dans votre vie de tous les jours.

L’échange humain que nous devons avoir doit répondre aux critères suivants :

– Brièveté des propos

– Précision dans la réponse

– Chaleur humaine

– Sensation d’être au service de l’autre

Brièveté des propos :

Essayez de raccourcir à quelques mots vos réponses aux demandes qui vous sont faites. Bien que notre ton, notre disponibilité doivent être amicaux, notre réponse doit être ferme, le plus possible conforme à la demande de l’autre, mais en se respectant. Et en étant conscient des vrais besoins de chacun, même non exprimés.

Il est important de ne pas faire de commentaires ni de justifications. Observez-vous afin de supprimer petit à petit les justifications et les commentaires de votre langage. Bien entendu, vous devez répondre à chaque question mais de façon la plus juste et la plus brève possible.

D’autre part, essayez de déceler ceux qui cherchent à créer une dépendance (affective ou matérielle) avec vous et cherchez à ne pas alimenter ce type de relation. Ce n’est pas fuir la relation, mais simplement ne pas subir le système relationnel, souvent énergétivore, de nos proches ; et bien sûr ne pas faire subir le notre.

Précision dans la réponse :

Entraînez-vous afin de trouver les phrases et les réponses qui satisferont l’autre en le mettant en paix, en lui permettant d’être à l’aise et de garder sa liberté.

Soyez précis, bref, mais toujours chaleureux dans le ton de voix, dans vos gestes et dans vos réponses.

La chaleur humaine :

La chaleur humaine c’est une tendresse dans l’échange. La chaleur humaine est un état intérieur que nous transmettons autour de nous, ce n’est pas une technique, c’est le bonheur d’être là, libre de la peur de l’autre. La non peur de l’autre, ce n’est pas prendre le pouvoir dans la relation, c’est garder le juste rôle où nous sommes mais pas le pouvoir dans la relation, c’est-à-dire dans l’énergie qui circule entre moi et l’autre. Essayez de ressentir la subtilité de cette différence et d’être honnête avec vous-même, sans complaisance, de vous observer de l’intérieur pour chercher chaque jour ce qui peut être amélioré. L’important n’est pas le but à atteindre mais le chemin vers ce but.

Être au service de l’autre :

C’est encore un état d’être et non pas une technique. C’est avoir la sensation, dans chaque échange, d’être un serviteur. C’est une humilité intérieure de chaque instant. L’humilité n’a rien à voir avec l’humiliation. L’humilité, c’est la grandeur de l’être, sa noblesse, sa raison d’être. Cette humilité n’a rien à voir non plus avec la soumission à l’autre. Je reste moi-même face à l’autre mais ce moi-même c’est l’essence de ce que je suis et non pas mes comportements qui sont eux la conséquence de mon histoire personnelle.

Être au service de quelqu’un n’empêche aucunement de savoir dire oui et de savoir dire non. Mais les oui et les non sont doux, paisibles et toujours sans justifications inutiles et infantiles. Il y a juste à observer les conséquences de nos choix pour pouvoir évoluer.

Toute justification et tout commentaire de nos actions et de nos décisions ne sont que la projection de notre monde intérieur, de là où nous en sommes, à notre niveau de conscience. C’est notre désir d’incorporer les autres dans notre monde, fait d’illusions et de refus. Ces explications ne peuvent pas être perçues par ceux qui nous écoutent, à moins qu’ils correspondent à un niveau de conscience similaire.

Seul un maître spirituel perçoit l’étape que nous sommes en train de vivre, ou la plus part du temps, hélas, de refuser. Et il ne faut pas prendre la compassion qu’il nous donne avec l’approbation de nos délires. D’où le silence dans les lieux spirituels afin que chacun puisse vivre son niveau de conscience sans l’imposer à d’autres.

A la place de ces commentaires extérieurs ou intérieurs à vous, mettez votre conscience dans votre respiration et dans votre corps.

Peut-être la formule de Swami Prajnanpad peut vous aider :

« A l’intérieur, activement passif et à l’extérieur passivement actif »

Je crois que ce document développe et précise cette consigne spirituelle.

La vraie satisfaction de l’être, le vrai bonheur, est la sensation intérieure de progresser vers quelque chose de plus grand, de plus humble. Le bonheur n’est pas dans la relation avec l’autre mais dans la relation avec soi-même, avec la fierté de grandir, jour après jour, dans un mouvement sans fin. Moi-même, je ne suis pas parfait et je m’entraîne tous les jours intérieurement.

Je vous envoie à toutes et à tous ma gratitude pour votre travail intérieur et je vous offre mes vœux de paix et d’harmonie.

André Lemoine