Mars 2010

Progressivement

C’est d’abord découvrir là où nous sommes et ensuite essayer de grandir et même, la plus part du temps, de naître. Donc commencer toutes les étapes de l’enfance : la séparation, le sevrage, la petite enfance, l’adolescence et la jeunesse. C’est tout un programme qui nécessite, vous le comprenez bien, de très nombreuses années. « Progressivement » veut dire s’accompagner dans tout ce cheminement sans précipitation, sans orgueil, avec lucidité. Donc aller de frustrations en frustrations, c’est la seule façon pour un enfant de grandir.

Quelques témoignages :

Bonjour André,

J’explore mon corps autrement, et j’apprends à peu plus à recevoir, à m’abandonner, mais aussi à y ressentir mes tensions mais d’autres dont je n’avais pas conscience. Et je jouis de cela parce que JE RESSENS.

Je prends conscience que les tensions que je sens sont celles qui sont insupportables, à leur maximum et non les autres et qu’il en existe bien d’autres… Et à quel point ressentir toutes ses tensions est essentiel et de jouir de cela.

Je ne jouis pas tout le temps de ça, il y a les « oh, non! » mais je me rends compte qu’ils sont dans l’illusion ces « oh! Non » : si je ne sens pas mes tensions, elles existent pourtant bien et les ressentir c’est un pas important, essentiel. Comment puis-je m’en libérer autrement?

Cette exploration dans mon corps, m’apprend un peu plus de moi.

Et oui, c’est jouissance. Jouissance et Souffrance.

Je sais que j’ai du Chemin à parcourir et c’est ce Chemin qui me dit chaque jour là où je dois Être, avec mes erreurs, mes imperfections. Je n’ai pas encore la Paix et la Joie par tous les temps mais mon être y aspire de tout son coeur.

Une question: La dernière fois que nous nous sommes vu tu m’as dit: « Si tu TE donnais tout l’amour que tu as en toi, tu n’aurais besoin de rien d’autre ». Cette phrase me revient souvent. Comment puis-je faire cela? Sans te demander une recette, qu’est-ce que c’est pour toi « se donner de l’amour ». S’aimer telle qu’on est, comme on est???

Bonjour,

Plus j’avance dans mon chemin plus je découvre ce qu’est se donner de l’amour. Je vais parler des trois plans où cela est possible, le plan de la conscience, le plan émotionnel et le plan physique corporel.

Sur le plan de la conscience, c’est ce oui permanent à notre vie présente passée et future. Chaque fois que vient à la conscience une réalité refoulée, ce OUI c’est l’aimer, c’est l’accepter comme faisant partie de notre vie, si différente de celles des autres. Personnellement, plus je descend les marches de mes illusions, plus ma réalité est très très ordinaire et même très loin de l’image que j’aurais souhaitée de moi-même. Aimer cela en prenant conscience qu’il ne pourrait pas, pour moi, en être autrement, m’apporte la paix de l’esprit. Bien entendu, mon acceptation, l’amour de ma réalité, est toujours le fruit d’un combat  dans mon cerveau. Sur ce plan, c’est la prière qui m’est le plus utile pour lâcher prise.

Sur le plan émotionnel, ce sont les attentions que je me donne, le repos, le respect de mes limites, tout ce que je peux recevoir de chaleur, de tendresse, de reconnaissance qui permette mon lâcher prise émotionnel. C’est observer et jouir sans cesse de tout ce qui est beau autour de moi.

Sur le plan physique, ce sont les mouvements énergétiques, les couleurs que je porte, mes rituels qui me font avancer sur ce chemin de l’amour de moi. Quand je porte sur moi la couleur verte, je gagne toujours un cran supplémentaire, ce jour-là, dans l’amour physique de moi. Petit à petit cet amour sensuel et tendre que je recherchais avec acharnement dans mes relations vient de mon propre corps, ce qui n’empêche pas de le recevoir d’autres personnes, bien au contraire, mais l’attente disparaît petit à petit et la jouissance physique vient de plus en plus de mon propre corps, que je sois seul ou en relation de tendresse.

Je pourrais juste ajouter que s’aimer c’est prendre soin de soi, vérifiez les désirs et les besoins de son propre corps en les confrontant à sa réalité quotidienne. Et bien entendu se libérer de la honte, de la culpabilité et de la colère qui pourrissent notre corps.

Je voudrais ajouter que mes mains avec la chaleur et l’énergie qui en sort me sont très utiles pour soigner et décontracter mes douleurstensions physiques. Ce qui passe par les mains est un moyen important de se donner de l’amour.

Bien tendrement, André.

Bonsoir,

N’oubliez pas : « jouir c’est accepter, accepter c’est jouir ». Si vous ne jouissez pas de tout cela, c’est que vous n’acceptez pas. Ne vous inquiétez pas, de nombreuses années sont nécessaires mais il faut bien essayer tous les jours.

Avec toute ma tendresse, André.