Avril 2010

« Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme »

(Nelson Mandela)

Rappel des étapes essentielles de ce chemin :

1

Être dans son corps, exister, s’affirmer, respecter ses besoins vitaux, l’amour de son corps, de sa souffrance.

C’est beaucoup de courage et c’est la porte qui s’ouvre pour commencer à libérer toutes nos émotions refoulées, jusqu’à ce que l’on appelle la folie, qui est une simple émotion que l’on peut accepter si on ne s’identifie pas à cette folie. C’est une émotion que l’on observe avec distance et compassion sans se laisser manipuler par sa peur ou la peur de la société et de son entourage.

2

La discipline, l’engagement, la persévérance.

Dans une voie spirituelle claire et distincte des autres voies, mais en communion d’esprit et de cœur avec toutes voies sérieuses et non sectaires.

3

La séparation, la distance, se positionner, clarifier son territoire.

Sentir énergétiquement l’envahissement de l’autre sur moi et l’envahissement de moi sur l’autre. Attention à nos projections mentales qui nous font croire que c’est l’autre qui nous envahit alors que nous l’amenons de force dans notre monde. La distance également par rapport à nos émotions, rester neutre et serein en observant nos émotions, nos tensions, même jusqu’à la folie, ce qui est une émotion poussée à son paroxysme.

4

Le rythme, ses désirs, ses limites, sa respiration.

Nous nous sommes tellement laissés formater par notre entourage ou par nos désirs liés à nos manques que nous avons complètement refoulés nos désirs les plus essentiels et niés nos vraies limites physiques et psychiques. Il faut un grand courage pour changer notre vie et tous nos repères afin de respecter nos limites corporelles et relationnelles. Notre respiration est le seul témoin de là où nous en sommes dans le respect de nous-mêmes. Notre bio-rythme, qui varie chaque jour et même chaque minute est à découvrir et à respecter même si notre ego et nos peurs de l’isolement et de la solitude nous le dissimule.

5

L’extrême solitude, l’extrême vide intérieur, l’extrême compassion (pour soi et pour les autres), l’extrême différence, l’extrême neutralité (se libérer de tout jugement, sans être indifférent), l’extrême frustration, l’extrême patience, l’extrême souffrance, l’extrême jouissance.

Bien entendu, tout cela ne peut se faire avec la volonté, cela ne peut être que le fruit d’un long et profond travail personnel sur son corps et sa psyché pendant toute sa vie terrestre.

Personne au monde ne nous ressemble complètement et personne au monde ne peut nous comprendre complètement. Et pourtant nous avons absolument besoin de l’aide de personnes avancées sur ce chemin pour nous guider, mais sans fusion, sans idéalisation de l’autre ou de soi-même.

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La vie est une suite de leçons, nous avons le choix de les refuser ou de les accepter et de les aimer. La différence, c’est le bonheur.

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Quelques réponses à des mails :

Bonjour,

Cette dualité que vous découvrez en vous n’est pas à supprimer mais à accepter et à aimer comme faisant partie de vous. Cela vous appartient, vous n’avez pas à la jeter dehors. Comprenez bien que tout ce que vous vivez dans vos relations doit servir à éclairer votre inconscient. Non pas pour vous en débarrasser car cela est impossible, mais pour l’accepter et l’aimer. Tout notre chemin, c’est découvrir de quoi nous sommes constituer pour ne pas laisser notre inconscient diriger notre vie. Nous devenons le patron de notre vie et nous acceptons de souffrir plutôt que de répandre notre partie négative sur les autres. Creusez, acceptez et aimez- vous telle que vous êtes. Vous cherchez à vous changer plutôt qu’à vous aimer. Le chemin est très long, il passe, je le répète maintes fois, par une pratique, une discipline intérieure et symbolique de haut niveau. Il n’y a pas d’autres solutions !

Avec tendresse, André.