Décembre 2010

L’acceptation de la peur

Ma peur devient mon alliée et elle m’accompagne tout au long de mon chemin. Je l’accepte sans me laisser intimider par elle. J’en accepte toutes les                                                             conséquences physiques dans mon corps.

Pour se connaître et répondre profondément à la question « Qui suis-je ? », vous devez découvrir qui vous n’êtes pas. C’est donc expérimenter tous vos désirs possibles, et c’est le résultat de ces expériences qui vous montrera petit à petit ce que vous n’êtes pas, car tous ces désirs ne vous laisseront que de l’insatisfaction et de la frustration. Mais c’est pourtant pour cela que nous sommes sur terre. Expérimentez selon des règles divines bien précises (non pas les règles d’une religion). Et la première règle divine, c’est de franchir ses peurs relationnelles pour vérifier ce qui est à notre portée et ce qui ne l’est pas. Ce serait faux de dire qu’au bout du chemin notre vie est la même qu’avant. En réalité, beaucoup de changements subtils se seront produit. Tout ce qui était motivé par la peur de vivre, de mourir, de souffrir, de manquer, d’être seul, a disparu ; et la paix s’installe progressivement dans notre corps, notre cœur et notre esprit. Franchir ses peurs pour les explorer est un devoir divin. Bien entendu, il ne s’agit pas de la peur de sauter d’un pont en élastique ou de traverser le pôle nord en traîneau. Pour certains seulement, ces épreuves sont nécessaires dans leur chemin afin de découvrir leurs vraies limites et les peurs relationnelles plus subtiles qui se cachent derrière ces aventures.

Toutes ces peurs nous envahissent inconsciemment et nous éloignent de notre chemin de vie. Attention, nous sommes tous différents et les peurs à franchir sont personnelles à chacune et à chacun. Pour certains, ce sera de dire bonjour à son voisin ou de se fâcher avec lui, pour d’autres se baigner nu dans la rivière, pour d’autres créer une entreprise, pour d’autres prendre un amant ou une maitresse, pour d’autres faire ou adopter un enfant, pour d’autres garder un secret face à son conjoint, etc…, etc… Cherchez en vous les peurs que vous devez franchir, les désirs qui frappent à la porte de votre cœur, de votre corps ou de votre esprit et faites, osez, risquez, en conscience, avec responsabilité, en mesurant les risques que vous acceptez par avance d’assumer. Vous n’avez pas l’excuse de dire : « mon conjoint ne voudra pas », « ma mère ou mon père ne voudra pas » (quand vous êtes un adulte). Nous sommes seuls devant nos responsabilités et nos choix. A nous de vérifier ce qui est humainement dans nos possibilités, sans mettre en cause la vie de nos enfants mineurs et en laissant à chaque adulte le risque de sa vie.

Quelques témoignages :

Bonsoir,

Pourquoi ce désir subtil de ne pas s’incarner ? J’aimerais comprendre, même plutôt « entendre » pourquoi ne pas désirer m’incarner.

Bonsoir,

Je pense que la réponse est à deux niveaux. Le premier est karmique, c’est à dire que votre âme est venue sur terre, dans un corps humain, à reculons et a choisis une famille où cela est très difficile.

Le deuxième niveau est justement le niveau humain où les conditions de la grossesse, de la naissance, de l’allaitement et de la petite enfance ne sont pas suffisamment bonnes pour pouvoir avoir le désir, la force, le courage et l’énergie pour vivre une vie humaine passionnante et heureuse.

En regardant ce matin l’émission « Les maternelles » sur France 5, je vois et comprend combien il est difficile pour une mère et un père d’établir des conditions et une relation suffisamment bonnes pour que le bébé soit incarner avec désir et joie. Personnellement, j’accepte aujourd’hui de ne pas avoir eu ces conditions pour mon arrivée dans la vie, car j’accepte aujourd’hui de me créer ces conditions afin de vivre ma vie avec les limites que mes blessures fœtales imposent. Je n’ai donc plus de regret ou d’amertume, ni de désirs, en dehors de mes possibilités réelles. Je peux jouir aujourd’hui dans mon corps de ce que la vie me donne et uniquement de ce que la vie, mon entourage et mon karma me donne.

Voyez, entendez, revivez ce qui s’est réellement passé dans la relation avec votre mère, dans son ventre, à l’accouchement et dans les premiers mois de votre vie. Revivez la relation ou l’absence de relation avec votre père pendant la conception, la grossesse, l’accouchement et pendant votre petite enfance, revivez la place que votre maman lui laissait, même en son absence. Revivez vos réactions, vos émotions, vos refus, vos frustrations, à chacune de ces étapes et voyez quelles décisions subtiles vous avez prises pour ne pas souffrir. Tout cela vous montrera avec certitude votre destin de départ, votre choix karmique, quand vous aurez revécu toutes vos colères, non accueillies, contre votre mère et votre père, et même et surtout contre « Dieu », c’est à dire contre ce qui vous est demandé de vivre dans votre incarnation (dans votre corps physique).

Nous sommes tous différents et donc notre vie n’a rien de similaire avec celles des autres, de notre mère ou de notre père. Entendez tout cela, souffrez de votre réalité, jouissez dans cette souffrance, jusqu’à l’extinction progressive de cette souffrance.

Bien heureux de vous accompagner dans votre chemin,
André.