Mars 2011

La différence entre psychose et névrose

Le chemin du psychotique : Découvrir en soi l’amour de la souffrance et l’amour sensuel et physique de son corps, de l’intérieur et par la chaleur pénétrante de ses propres mains. C’est aussi respirer sensuellement, profondément, naturellement, calmement à tout instant. C’est accepter d’être seul, différent, handicapé, fou, mais aussi génial, comprenant Dieu mieux que n’importe quelle religion.

Le chemin du névrosé : Couper les cordons, les attachements familiaux, culturels, religieux pour étendre son âme à toutes les différences existantes sur terre.

Un maître, un jour, me fit ce commentaire : « Savez-vous la différence entre un psychotique et un névrosé ? … Pour un psychotique, deux plus deux ça fait cinq alors que pour un névrosé, deux plus deux ça fait quatre mais ça l’ennuie terriblement ! »

En effet, pour tous les psychotiques qui me contactent, tout est transformé. Si vous lisez les témoignages ci-dessous avec attention, vous verrez comment mes paroles sont ramenées à du connu au lieu de s’ouvrir complètement à l’inconnu. C’est pour cela qu’il vous faut relire et relire encore ce que j’écris, non pas parce que c’est génial, mais tout simplement parce que je dis des choses très simples que votre mental s’évertue à compliquer pour ne pas l’entendre. C’est ce qu’on appelle dans le milieu spirituel les « Oui, mais… » au lieu d’un « Oui » tout court.

Le reste est largement commenté dans mon livre.

Quelques témoignages :

Bonjour André
J’ai beau avoir entendu ton enseignement, mais en ces temps de troubles planétaires, ma confiance dans le moment présent a pris des coups dans l’aile ; en tout cas c’est une bonne occasion de pratiquer.
Je t’embrasse avec toujours autant d’amour

Bonjour,

Je me demande comment ne pas avoir confiance dans le moment présent, alors qu’il n’y a que cela dont il faut avoir toute confiance, le reste n’est que peur et désir. Ce que tu appelles « ma confiance dans le moment présent a pris des coups dans l’aile » n’est qu’une émotion, acceptes-là et apprend à jouir dedans. De toute façon, comme moi, tu vas mourir, alors de quelle façon ?… Cela n’a pas grande importance. L’âme est immortelle, à condition qu’elle ne s’identifie pas à un personnage. Voilà, je pense que petit à petit tu apprends à ne plus te couper et c’est pour cela que les émotions commencent à prendre toute leur place. Bravo !
Avec amour,
André.

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Bonjour André,

MERCI  pour tous tes mails. Je me sens un peu moins seule, le temps de la lecture !

Je me suis posée cette question ces 3 derniers jours passés sous la couette  » Pourquoi je me sens si seule « ?

Cet état émotionnel et nauséeux je le vis après les journées familiales (enfants et mari…)

J’ai ma part de responsabilité dans ce qui provoque cette situation …que je n’arrive pas encore à gérer seule !

J’ai besoin d’aide.

Est-ce que les relations familiales peuvent être identiques aux relations amicales dont tu parles dans ton mail ?

J’accueille ma peur d’être seule avec ton aide si tu le veux bien André.

Avec toi. Tendrement.

Bonsoir,

Plus on avance dans notre chemin plus on découvre cette solitude qui, en réalité, existe en nous depuis notre naissance et même depuis notre conception. C’est cela la différence. Mais nous, les êtres humains, nous cherchons à nous attacher, à posséder, à fusionner, à nous identifier pour échapper à cette solitude. Et, bien sûr, cette solitude est encore plus marquée dans notre famille, y compris avec nos enfants que nous croyons connaître. Tout cela est illusion et c’est tant mieux car toute cette énergie gaspillée nous prive d’être heureux. Cette solitude ne fait mal qu’à notre ego, c’est donc une simple émotion qu’il faut apprendre à remettre à sa place, sans s’identifier à cette émotion.

C’est l’amour qui nous relie, ce n’est pas un lien, une ressemblance ou une mission commune.

Je t’aime, André.

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Bonjour,

Je veux bien répondre à vos questions à condition qu’il y ait des questions, je ne vois pas d’interrogation dans votre mail. Ne voyez pas dans ma réponse de la naïveté mais plutôt ma façon de vous ramener à l’essentiel de vous-même. Comme beaucoup, vous voulez faire un chemin sans retourner au point de départ. C’est à dire la non-existence d’une frontière entre vous et votre mère au moment de votre vie fœtale. Et donc aujourd’hui cette frontière absolument nécessaire dans la relation à l’autre n’existe pas. Pourtant tout mon livre et tous mes messages sont faits dans ce sens. Comprenez bien que vous êtes borderline, mais en plus vous êtes une autiste profonde. Voyez tout cela, aimez-vous comme cela et commencez enfin à grandir, c’est à dire en tout premier lieu à exister, différente, unique, avec votre histoire et non pas contre votre histoire. C’est en commençant à comprendre votre mère et en aimant la mère que vous avez eu dans votre petite enfance que vous commencerez à construire une frontière entre vous et l’autre.

Bien tendrement,
André.