Mai 2011

Jouir

Quelques paroles de Swamiji à ce sujet :

Cela demande toute une éducation pour apprendre à jouir, à être satisfait par la jouissance ; simplement parce qu’on ne peut trouver de satisfaction ou de liberté en se tenant à distance… (de ce que l’on vit). On ne peut apprendre à nager sans entrer dans l’eau. Une seule jouissance peut satisfaire, alors que mille peuvent ne rien vous apporter.

Seul ce qui est à vous, vous pouvez l’aimer et en jouir. Vous n’aimez pas ce qui ne vous appartient pas… ce que vous faites sur l’ordre d’un autre, sous l’effet d’une contrainte…

Ne faites jamais rien que vous n’aimiez pas ou n’éprouviez pas de plaisir à faire ! N’agissez que si vous sentez qu’en le faisant, vous gagnez quelque chose.

La jouissance vraie signifie jouir ou expérimenter, prendre possession. La jouissance superficielle est une jouissance factice.

Dans la jouissance superficielle, il y a bien un contact avec l’objet et avec le plaisir qui lui est associé, mais sans aucune lucidité.

Quelle est la différence entre être emporté par le courant et se laisser porter par le courant ? Quand on se laisse porter, on est l’acteur. C’est la différence entre la jouissance vraie et la jouissance superficielle. Dans la jouissance superficielle, on est emporté par le désir. On ne sait pas pourquoi on agit, ni ce que l’on fait, ni où on va, ni quelles en seront les conséquences.

Si on n’éprouve pas une jouissance complète dans la satisfaction du désir, celui-ci restera inassouvi. Une jouissance incomplète n’est pas une jouissance vraie, mais une jouissance superficielle, une ombre de jouissance.

La jouissance vraie ou l’expérience consciente et délibérée est nécessaire, non seulement pour ce qui est agréable, mais aussi pour tout ce que vous considérez comme désagréable et notamment lorsqu’on revit les expériences du passé.

Ce qu’il ne faut pas oublier :

Jouir c’est respirer, respirer c’est jouir