Novembre 2011

Mail mensuel n°35 – Novembre 2011

De l’attente au désir

L’attente est dans la tête, le désir est dans le ventre

C’est toujours le refus de la différence qui nous met dans la tension de l’attente au lieu de laisser notre corps montrer son désir. C’est le refus de la séparation du ventre maternel qui nous fait croire qu’un désir peut être le même et au même moment avec une autre personne. Le désir est toujours source de frustration. C’est pourtant la seule façon d’exister et de trouver en soi le bonheur et la paix de l’âme. Au fur et à mesure du développement de nos désirs, ils évoluent naturellement vers quelque chose de plus grand, de plus adulte, tout en gardant nos handicaps de l’enfance. Ils ne peuvent donc se situer dans une perfection religieuse, ni dans un humanitaire généreux, visant à supprimer nos inégalités karmiques, cet humanitaire qui se nourrit lui-même de notre profonde culpabilité. Soit nous refoulons notre désir, soit nous acceptons et nous aimons la frustration, et ensuite on apprend à jouir dans la frustration. C’est cela l’apprentissage de la différence, de la séparation, de la solitude de l’être.

Les manifestations douloureuses de notre corps et les maladies sont les signes corporels qui nous montrent nos refus d’accepter nos désirs et d’aimer la frustration. C’est un long apprentissage de lâcher prise, en s’appuyant sur les 24 essentiels qui sont, comme leur nom l’indique, essentiels, indispensables et indissociables d’un véritable chemin vers nous-mêmes et vers notre libération. Seules nos projections nous font croire le contraire.