Mars 2012

Mail mensuel n°38 – Mars 2012

La Pudeur

La pudeur de l’instant, libre de la peur et libre de la souffrance

Cela ne veut pas dire sans peur et sans souffrance mais au contraire avec ses peurs et avec ses souffrances. C’est donc libre de son éducation, de sa culture, de sa religion mais conscient de ses limites, de son âge, de son sexe. C’est être conscient de la réalité de la vie, du moment et de l’endroit.

Ce n’est donc pas inconscient des dangers, des psychologies humaines, des folies humaines. C’est avant tout la connaissance psychologique et spirituelle des êtres que nous rencontrons ou que nous côtoyons. C’est surtout avec la connaissance de notre propre évolution allant du fœtus protégé et inconscient à l’adulte qui risque sa vie en connaissance de cause.

La plus part du temps notre pudeur est dictée par nos peurs et donc non ajustée à la réalité. Nous devons passer de la pudeur guidée par nos peurs à la pudeur juste par rapport à la réalité du moment.

Dans une communauté spirituelle indienne, les hommes ont l’obligation de rester nus (bien entendu, il y fait chaud). C’est par la non pudeur du corps que cet enseignement spirituel s’appui pour transformer l’esprit.

La pudeur juste, ce n’est pas un but magique, c’est un chemin avec de nombreuses étapes, c’est grandir dans sa pudeur, ce n’est pas se forcer, c’est évoluer un tout petit peu au-dessus de ce que l’on était hier.

Pour donner de soi, il faut souvent dépasser sa fausse pudeur qui cache bien souvent un refus de souffrir. Donner son corps, donner ses émotions, donner ses découvertes intérieures et ne pas laisser sortir sa violence, ses jérémiades de victime et ses délires mentaux.

La pudeur de la parole :

Ne pas dire de soi ou trop en dire.

La pudeur des émotions :

Refouler ses émotions ou les déballer sans retenu pour se faire plaindre.

La pudeur du corps :

Ne pas offrir son corps au sexe opposé ou l’exposer sans discernement.

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Témoignages :

Bonjour Laure,

Tu vas maintenant découvrir les vraies limites de ton corps, ce qui est le véritable chemin de l’humilité. Le vrai patron devient ton corps et ses sensations, le mental doit se plier à cette réalité. Un jour, peut-être, celle qui est équilibrée dans son travail rejoindras celle qui galère dans la vie privée. C’est un processus normal et bien rare chez un psychotique. Concernant les douleurs physiques, c’est vrai qu’il faut lâcher la peur de la mort ou de la maladie mais, dans ton cas, grâce à ton chemin, je pense que tu évites beaucoup de maladies. Personnellement, depuis que mon corps ne cesse de se manifester, j’ai cru avoir le cancer de nombreuses fois et finalement, je suis toujours en bonne santé (du point de vue médical). Je ne coûte rien à la santé publique et je ne mets pas les pieds dans une pharmacie. Même si j’accepte qu’un jour ce sera nécessaire pour moi.

Tendresse,
André.

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Bonjour ,
La nature et le soleil sont deux éléments indispensables pour vivre heureux. Ils nous rappellent les deux éléments fondamentaux qui nous composent : la lumière et la matière. La neutralité ne s’apprend pas, elle se découvre petit à petit au fur et à mesure de nos lâchers prise.

Quand je sors dans mon jardin par une belle journée de Printemps, je profite de la jouissance physique que me procure mon état intérieur. Je suis donc neutre, je ne cherche rien, je prends avec délectation ce qui m’est donné. C’est en sachant recevoir cela que l’on peut apprendre à recevoir les épreuves, accompagnées des émotions qui vont avec, de la même manière. La neutralité, c’est l’observateur en soi qui doit l’avoir. La neutralité c’est d’être sans jugement sur nos faiblesses, dire d’abord « OUI » et ensuite regarder ce qui peut être compris et ensuite voir, dans le présent, ce que l’on peut améliorer. C’est très difficile de rentrer dans le changement. Il faut beaucoup de courage, à moins d’être coupé de nos ressentis et de nos émotions.