Janvier 2013

Mail mensuel n°48 – Janvier 2013

« Vous pensez que vous voyez

et vous ne voyez pas que vous pensez »

Cette formule de Swami Prajnanpad est d’une grande profondeur. Commencez un chemin de conscience de soi et du monde qui nous entoure nous amène forcément à réfléchir, à lire de nombreux ouvrages, à écouter des maîtres de sagesse, à expérimenter les différentes cultures et à écouter de nombreux témoignages. Tout ceci remplit notre cerveau alors que le chemin est de se libérer du mental, de toutes nos théories fabriquées par nous-mêmes ou apprises à droite ou à gauche, et répétées sans les avoir expérimentées dans notre vie de tous les jours.

Voir, c’est observer les faits en toute neutralité comme un enfant qui découvre la vie, sans suivre l’opinion de qui que ce soit. Bien sûr nous avons besoin que des messages réveillent notre conscience, mais il faut beaucoup de lâcher prise pour ne pas être tenté de prendre des raccourcis qui s’appuient sur des concepts ou des théories non vérifiées dans nos méditations et dans nos expériences relationnelles.

Un proverbe dit qu’il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, ce chiffre symbolique de « sept » s’applique aussi sur nos pensées et il faut bien distinguer ce qui n’est qu’une pensée et ce qui est une vérité absolue.

Pour ma part, je ressens dans mon corps la différence entre une pensée, un concept, une théorie et une vérité profonde. Dans le premier cas, mon corps est comme emporté, comme une poussée d’énergie qui tend la totalité ou une partie de mon corps, parfois de façon très subtile. Dans le deuxième cas, c’est le contraire, mon corps se détend dans un plaisir paisible. Mes mots sont rares, espacés, synchronisés avec ma respiration, j’ai une distance juste avec mon entourage et aussi avec moi-même. Je ne suis plus emporté avec mes paroles, le silence est le point de ponctuation de ce qui vient à ma conscience, et aussi des paroles qui sortent de ma bouche ou de mes écrits.

Le passage qui nous ouvre la porte de la vision claire passe par le « je ne sais pas ». Ce n’est pas un « je ne sais pas » brutal et soudain qui sort par la bouche de ceux qui ne veulent pas s’engager dans la vie, c’est un « je ne sais pas » qui vient après un silence méditatif plus ou moins long. C’est au milieu de tous nos « je ne sais pas » que vient le « JE SAIS » qui correspond à une nouvelle découverte de notre conscience.

_______________________________________________________

Témoignages :

Bonsoir André

Ce soir je voulais t’entendre mais je vois que ce n’est pas comme je veux. D’ailleurs c’est rarement comme je veux! La preuve en est de mon séjour dans les îles, sur ma terre natale. Quelle plongée! Jusqu’où faut-il aller pour que la blessure originelle exprime tout son suc? En tout cas c’est sûr que mis à part la mer. L’énergie de ce pays et moi ça fait 2. Oui je sais la mer, la mère….!!!

Quand à la famille, c’était du concentré! Je m’y suis fondu, je m’y suis noyé. Si Sylvie n’avait pas été là, peut-être que j’aurais eu  plus de mal à m’extirper.

Et quelle douleur de sentir le clan auquel, avec tout ce que je sais maintenant et tout ce que je sens et vois, je ne peux plus adhérer! Il n’y avait plus qu’à appuyer sur le bouton « rejet » et le kit était complet : Hervé dans sa panoplie d’origine!

Je me suis replongé dans les odeurs, les atmosphères, la maison de ma naissance. Je crois que je ne pouvais pas faire mieux pour réactiver tout ce que je refuse en moi! Sur le moment c’est impossible de me dire que c’est une chance que cela se représente. Et après comment je me débrouille avec ça pour que ça prenne tout son sens? Comment je peux dialoguer avec cette partie de moi pour qu’elle ne prenne pas toute la place? Et cette respiration qui, dés que j’y suis plus conscient, se rétrécit!

Il n’y a pas de mode d’emploie pour l’acceptation!? J’ai plus envie de vomir que de digérer, même si je sais que ce n’est pas le chemin! Voilà un joli tableau de passage 2012-2013!

Difficile de  ne plus tricher avec qui je suis vraiment! Comme si c’était dangereux d’être vraiment ce que je suis! D’ailleurs, quel est le danger? Ça fait un peu monologue tout ça, mais il n’y a qu’avec toi, pour le moment, que je peux me permettre d’aller jusque là. C’est peut-être ça le dialogue intérieur!?

André je te souhaite une année 2013 pleine de vide.

Je t’embrasse avec cœur,

Hervé

Bonsoir Hervé,
Voilà encore un témoignage plein de justesse et de sincérité. Oui à tout cela. Bien sûr qu’il faut se replonger dans sa blessure originelle pour apprendre à jouir dans cette souffrance.

Qu’est-ce que la blessure du rejet ? C’est une non acceptation des conditions de vie de notre âme et de notre corps au tout début de notre vie. Finalement, c’est nous qui avons refusé cette famille, nous la voulions autrement, comme si notre âme avait pu se tromper ! Çà c’est impossible. Par contre, ce qui est certain, c’est que ton destin, et le mien aussi, était de ne pas se fondre dans l’énergie et les croyances de notre famille. Ces conditions de séparation sont insupportables pour un bébé humain, mais, en tant qu’adulte recherchant la sagesse, c’est possible d’arriver à aimer cette « crucifixion » pour renaître à un autre niveau, sans orgueil, mais avec la conscience subtile de notre destin. C’est aussi accepter que, pour d’autres, cette famille était suffisante.

Le chemin, c’est d’accepter et d’aimer cette famille, de retrouver tout ce qu’il y avait de positif et même de sublime dans cette énergie, de faire le tri, de comprendre notre grande faiblesse et de mettre la distance nécessaire par rapport à notre faiblesse, sans jugement et en se libérant progressivement, sans tricher, de toute la haine que nous avons accumulée dans notre corps. C’est la distance sans rejet qui amène naturellement l’acceptation et ensuite l’amour au delà du bien et du mal.

Personnellement, en me replongeant dans les odeurs, les goûts et dégoûts de mon enfance, j’ai retrouvé ceux qui me sécurisaient, ceux qui m’apportaient une grande jouissance dans mon enfance : les croissants de la boulangerie en allant à l’école, la barre de chocolat au lait Suchard avec un pain au lait encore chaud, le fromage blanc fait le matin et livré par le crémier pour le repas de midi, la couleur et l’odeur du parquet de ma chambre, la prairie et l’odeur des vaches, la vue et le léger bruit de la rivière près de ma maison, l’odeur du pain en colonie de vacances, le tabouret à côté de la cuisinière, le contact avec mes chats, avec mon sexe et mes nombreuses masturbations, l’odeur de l’intérieur des voitures de mon père, les hirondelles sur les fils électriques devant ma chambre, etc. Tout cela est revenu aujourd’hui à la mémoire de tous mes sens.

Non, ce n’est pas dangereux d’être ce que tu es, c’est simplement, comme tout destin humain, un mélange de souffrance et de jouissance.

OUI, c’est bien cela le dialogue intérieur.

Toute ma tendresse pour cette nouvelle année qui voit l’ouverture en toi de ta mémoire, en particulier celle de tous tes sens.
Tendresse,
André.

Merci André

Le retour à l’origine est douloureux: ça a évidement du sens, mais je ne pensais pas avoir de nouveau à y replonger. J’espère que le degré d’orgueil de mon refus m’amènera au même degré d’humilité.

« Mon joug est doux » a dit Jésus, qu’il en soit ainsi!

Merci André de m’accompagner au cœur de ce noyau et avec cet Amour:

Je m’y abandonne avec gratitude.

Je t’embrasse

Hervé

Bonjour André

En fait, je tourne en rond dans ma prison comme Florence Cassez. Je me suis donné une autorisation de sortie en venant te voir hier! Le plus dur c’est se sentir libre en prison! D’ailleurs c’est ce qui m’a mis sur le chemin, il y a 30 ans quand j’ai lu « le mythe de Sisyphe » de Camus: ça parlait de la philosophie de l’absurde. Sisyphe était condamné par les Dieux à pousser un rocher en haut d’une montagne pour qu’il redégringole et ce pour l’éternité. Et même à travers ça, il démontrait que c’était possible de se sentir libre. C’est sur que pour le moment, je cherche toujours des solutions pour sortir de ma prison! Peut-être qu’il faut que je les épuise toutes pour enfin aimer cette prison, qui n’est que celle que je me suis construite?! Pour le moment ça résiste bien!

Les compensations que je me suis construites ont l’air de s’effondrer: quel vide! Pas facile de lâcher tout ça! Alors qu’est ce qu’il va rester?

Toutes ces questions sont aussi pour l’univers à l’intérieur et à l’extérieur de moi! En même temps j’essaye d’épuiser en moi tout ce qui cherche une solution! Amen

Je t’embrasse, je pose la tête sur ton épaule

Hervé

Bonsoir Hervé,
Oui, il faut chercher toutes les solutions pour sortir de sa prison jusqu’aux frontières de l’impossible pour savoir qu’il n’y a pas de solution véritable à l’extérieur de soi. La seule se trouve à l’intérieur de soi, en changeant radicalement de vision sur son destin. Il est impossible de se libérer autrement du poids de son passé.

En effet toutes les compensations s’épuisent l’une après l’autre. Pourtant, il faut d’abord apprendre à jouir dans chacune de nos compensations. En plus, il faut déjà de nombreuses années pour mettre en évidence nos compensations. La plus part des gens ne voient même pas qu’ils compensent et ils appellent çà leur personnalité. C’est justement ce que montre Swami Prajnanpad quand il dit : « Le chemin s’arrête quand il n’y a plus personne. » Ce qu’il reste, c’est la paix profonde, le lâcher prise permanent, la joie subtile de vivre, le bonheur d’être exactement où l’on doit être. Cette ultime libération ne se gagne que par morceau, de plus en plus nombreux, comme un puzzle, le puzzle de l’âme et du destin. Chaque élément du puzzle se gagne au prix d’épreuves héroïques. Et combien de fois nous croyons ce puzzle achevé alors que nous n’en distinguons même pas le contour !

Je reçois ta tête sur mon épaule et, au lieu d’en sentir le poids, je grandis en force et en sagesse. Merci.
Tendresse,
André.

___________________________________________

Cher ami de cœur,

Un grand merci pour ton PRECIEUX accompagnement tout au long de cette année!….
A l’aube de ce nouvel an, je t’offre  mes vœux les plus chaleureux.
Puissent la Joie et la Lumière être tes compagnes de tous tes instants.
Avec tout mon Amour.
Evelyne

Merci Evelyne,

Je reçois tes vœux et je les distille lentement dans mon corps et dans mon cœur. Je te souhaite à toi aussi, et à tous ceux qui passent dans ton environnement, la paix profonde, l’amour et la lucidité. Je crois que nous avons besoin de recevoir beaucoup de tendresse et d’encouragements dans ce chemin si plein de promesses au début, de perturbations par la suite et de difficultés vertigineuses plus nous approchons de la vérité ultime nous concernant.

Que nos corps subtils se rencontrent et s’embrassent bien au delà des mots,
André.

__________________________________________________

Je suis malade comme rarement je le suis, je reviens d’un gros marché de Noël épuisant.
Je suis bien chez moi mais je retrouve aussi le vide physique de notre relation.
Philippe est très attentionné mais pas physiquement, j’aurais tellement envie qu’il me prenne dans ses bras.
Je sais bien, quand on est malade, on régresse, et je sais bien que je devrais me donner de la tendresse moi même.
Je crois avoir bien compris et avoir même commencé à l’intégrer dans mon corps. La preuve en est que j’ai fait et accepté le lien avec mes douleurs aux seins et qu’elles sont passées.
Voilà je n’ai rien de spécial à te demander, je pense à toi, c’est aussi un peu de tendresse à se donner que de penser à toi. Laure

Bonjour Laure,
Oui, tu penses à moi et je pense à toi et c’est déjà beaucoup de tendresse que l’on se donne. J’ai appris à recevoir tout ce qui m’est donné et je le reçois beaucoup mieux maintenant, cela me permet d’accepter mes manques et surtout ceux qui ne seront jamais comblés. C’est curieux mais j’ai la sensation que ton mail contient mille questions, toutes ces questions que l’on met toute une vie pour en accepter les réponses.

Ouvrir son esprit, c’est ouvrir en même temps ses chakras, d’abord un tout petit peu et ensuite un peu plus jusqu’à leur liberté totale. Ouvrir ses chakras, c’est recevoir les énergies des autres, c’est donc la porte ouverte à tout ce qui traîne autour de nous de négativité et aussi de belles énergies. Notre corps doit apprendre petit à petit à faire le tri. Comme tu fais partie de celles et ceux qui ont fermé très tôt leur bouclier énergétique, l’apprentissage est long, douloureux, épuisant. Le marché de Noël est bien entendu un bel exemple du mélange apocalyptique des énergies humaines détraquées.

Je ne suis pas sûr que tu mettes tes manques à la bonne place. J’ai l’impression que, pour toi, Philippe est le responsable de ce vide de tendresse physique, alors que la forme de ton corps montre un vide affectif datant des origines de ta vie sur terre. L’énergie divine qui nous guide nous ramène toujours vers ce qui n’a pas été accepté et aimé dans notre petite enfance. Il est évident que Philippe est un ange (inconscient de son rôle) qui essaie de te ramener à ce manque pour que tu l’acceptes et l’aime comme un maillon indispensable de ta mission et ton destin sur terre.

Dans ta phrase « quand on est malade, on régresse », il me semble entendre deux choses :
La première c’est que la régression semble quelque chose de négatif, alors que notre chemin passe obligatoirement par une régression en vue d’acceptation et d’amour de notre vécu, non pas comme quelque chose de bien ou de mal mais comme quelque chose nous appartenant et nécessaire à notre chemin de vie pour apporter ce que l’on doit apporter à l’humanité, surtout celle qui nous entoure. Quel beau parcours que d’apprendre à donner ce que l’on n’a pas reçu. En pleine conscience, cela donne l’extase, la jouissance dans la souffrance.
La deuxième, c’est que la maladie me parait plutôt une résistance à la régression, une résistance à revivre des souffrances anciennes qui ont besoin d’être revécues pour l’acceptation et l’amour de tout ce qui nous appartient.

Tant qu’on ne voit pas l’œuvre divine cachée derrière nos épreuves, on combat notre destin au lieu de le suivre en conscience et en amour.

Prends bien soin de toi, reposes-toi, aimes-toi, va vers tes besoins et tes désirs profonds, découvre ce que tu as mis en place pour les enterrer, c’est à dire tes faux désirs, tes faux besoins.

Je t’aime de tout mon cœur,
André.

____________________________________________________________

Bonjour André,

Merci du fond du cœur André pour m’avoir aidé à éclaircir toutes mes sensations, je vois combien mon corps saisi avant ma tête …

Ce qui me vient donc pour cette nouvelle année c’est de souhaiter une année ouverte à tous nos sens, à toutes les odeurs, les couleurs, TOUTES, cela veut dire pour moi celles que l’on aime & celles que l’on n’aime pas! Je me le souhaite aussi car j’ai encore ressenti à quel point mon refus peut-être grand et que la Paix ne vient qu’avec l’acceptation!

Je ressens la nausée à certaines odeurs ayant teintées notre séjour en Guadeloupe (la lessive utilisée là-bas par ex).

Je souhaite aussi (de) faire Grandir les graines de douceur (pour moi), de tendresse (pour moi), de Joie (pour moi) et d’Acceptation de TOUT ce qui Est.

Je sais qu’elles rejailliront sur le monde.

Je te souhaite une année pleine de libération André et je te redis combien je suis touchée par ton Chemin, ton Courage, ta Détermination et ton Acceptation, ta Confiance en moi (ou plutôt au divin en moi!).

Avec Tout mon Amour.

Sylvie.

Bonjour André,

Je serai brève au milieu d’un état bien faible dû à une grippe.

Peux-tu me donner un peu de lumière?

Au milieu de cet état, de mes ressentis, de mon discernement, je ne contacte pas l’amour de la différence en moi mais le rejet de l’autre et la peur de l’autre, la peur d’être rejetée et me sens « à fleur de peau », je me sens desséchée.
Où est l’amour en moi? Comment développer cet amour de moi et de l’autre?

Je me sens négative au plus profond de mon être. Négative…NON

Où est ce OUI en moi ???

Très tendrement.

Sylvie

Bonsoir Sylvie,

Je ressens qu’au niveau de couches subtiles de ton aura, tu découvres la vraie « séparation » entre toi et les autres. Rien de ce que tu me dis ne me surprend. Par rapport au dessin de séparation d’une cellule qui se trouve dans mon livre, tu sembles arriver au troisième stade. Il y a longtemps que ton « noyau » s’est séparé de l’autre pour découvrir la solitude de l’âme, mais là, il s’agit de la séparation des corps. La fusion devient impossible et c’est tant mieux. L’épreuve est douloureuse bien entendu. Imagine une opération de séparation de deux sœurs siamoises. C’est une opération très compliquées qui dure de nombreuses heures et où l’échec est toujours possible. La foi étant le principal gage de réussite. Moi, j’ai la foi en ton processus intérieur.

C’est bien entendu un rejet très puissant et l’amour de la différence ne peut pas exister à ce stade, mais cela viendra à la fin de cette épreuve, l’amour de la différence avec un grand « A » est la récompense suprême. Cet amour vient automatiquement quand on découvre la liberté que cette séparation nous donne. C’est comme un prisonnier à qui on enlève les chaines au bout de 40 ans. Cela ne m’étonne pas que cela vienne après ton voyage à la Guadeloupe.

Tu te sens desséchée comme un bébé qui quitte la poche des eaux dans le ventre de sa mère. En réalité, c’est la sécurité énergétique et maternelle qui s’en va. La liberté nouvelle qui va venir est synonyme d’un vide vertigineux qui ne peut se combler que par l’amour des autres, ce n’est pas « faire pour les autres », c’est les aimer dans leur destin.

C’est normal que le « Oui » résiste à venir. Ton voyage, avec ton ouverture de toutes ces dernières années, est un voyage initiatique qui a besoin de nombreux mois pour donner toute sa substance. Accepte ta « négativité » maintenant. Elle devient alors immédiatement positive. J’ai tous les jours des épisodes négatifs qui passent dans mon corps mais je ne m’y attache pas et je les laisse passer comme « des nuages blancs » poussés par le vent de la vie.

Bien entendu, il n’y a pas de solutions pour « développer cet amour de moi et de l’autre », l’amour grandit tout seul, il est toujours issu de la haine, du rejet, de la souffrance, de la désolation intérieure. Sinon, ce n’est qu’un amour « moral » ou « culturel » ou pire « fusionnel ». Laisse ton Dieu intérieur faire le boulot et je t’assure qu’il le fait très bien. Tout ce que tu me décris a du sens et se situe dans un processus parfaitement réglé. Suis-le avec humour, avec observation neutre, avec compassion, la même que tu as su donner aux personnes en fin de vie dans tes accompagnements palliatifs. Dans les années qui viennent, c’est à toi qu’il va falloir donner le plus, pas comme une victime que l’on veut consoler mais comme une œuvre d’art à perfectionner.

J’ai ressenti ton mail précédent comme une prière qui porte ses fruits aujourd’hui. Elle était juste et donc entendue par ton inconscient qui, comme d’habitude, fait sortir de toi tout ce qui l’empêche de se réaliser. Dans tes photos, dont toutes ces belles couleurs et ses belles saveurs portent leurs fruits aujourd’hui, j’ai particulièrement remarquée celle avec la mer (la mère) et ses gros rochers pointus qu’il faut apprendre à contourner et à se méfier pour sauver sa peau.

Mon Dieu, que j’ai apprécié ce mail précédent rempli de courage et d’amour de la vie !

Bon rétablissement, je t’aime,
André.

Oui c’est bien de la lumière au milieu de mon chaos intérieur, le fil d’Ariane que je reçois: Merci de tout cœur André.

Je t’embrasse tendrement.

Sylvie