Juillet 2013

Mail mensuel n°54 – Juillet 2013

Aimer la souffrance pour changer avec justesse

J’observe trop souvent que l’acceptation de la souffrance n’amène pas au changement. L’acceptation et l’amour de la souffrance doivent servir à voir plus clair et à changer nos pensées, nos sentiments, nos paroles et nos actes. La souffrance qui est un élément indispensable de croissance doit être remise à sa juste place et ainsi nous permettre d’enlever l’aveuglement que son refus procure. Bien souvent, même de nombreuses années plus tard, le discours et les actes sont les mêmes, et parfois pire, car la culpabilité et la honte ont disparus. Ce n’est pas juste, à la place de la culpabilité et la honte doit grandir la responsabilité de notre vie, la responsabilité de chaque rôle que la vie nous propose. Nos émotions n’ont qu’à bien se tenir et nous laisser accomplir nos différents rôles de père, de mère, de chef d’entreprise, d’ouvrier, d’élu politique, de client de supermarché, de malade, de fils, de fille, de citoyen, de distributeur de bonne parole, de jouisseur, d’élu divin, de femme de ménage ou de bricoleur du Dimanche. Et cela de façon la plus juste et la plus adulte possible, sans tricher sur nos limites physiques et complètement libre de nos traditions familiales inconscientes et éducatives. J’insiste sur le point de respecter les limites de son corps et de ne pas avoir peur de changer complètement sa vie pour rester dans les limites de ce corps, tout en assumant notre autonomie matérielle, spirituelle et affective, en étant libéré du désir de simple survie mis en place dans notre petite enfance. Derrière tout cela, se cache bien souvent la peur de mourir qui est en fait l’autre face de la peur de vivre.

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Témoignages :

Bonjour Annick,

Votre corps se manifeste de plus en plus. C’est dans ces moments là qu’on se détourne souvent d’un enseignement spirituel véritable et c’est pourtant à ces moments là qu’on en a le plus besoin. La médecine occidentale est très forte pour les diagnostiques mais très infantile pour les remèdes. D’autres médecines existent qui prennent en compte l’esprit et le cœur avec ses émotions. Pour ma part, l’incarnation dans mon corps est digne de comparaison avec le chemin de croix de Jésus. J’ai tout expérimenté, les diagnostiques de notre médecine, l’infantilisme des médecins, les médecines parallèles et leur fausses promesses, les cristaux, les huiles essentielles, les massages et toutes les techniques corporelles. Tout cela avait un sens, à condition de retrouver en moi le refus de vivre sur terre, la négation et le refoulement de mes émotions, le contrôle négatif de ma respiration. Aujourd’hui, je dirais que ce qui m’a le plus aidé c’est la prière et la respiration. C’est aussi l’acceptation de mon destin en le regardant en face sans en prendre une partie et en rejeter une autre.

Je remercie tous les jours Arnaud Desjardins, Swami Prajnanpad et tous les maîtres dont j’ai reçu l’enseignement, c’est grâce à eux que j’ai pu entendre enfin des vérités toutes simples que je refusais systématiquement. Mon expérience me permet aujourd’hui d’aider ceux qui sont aussi têtus que moi. La pratique que je propose sur mon site est une aide précieuse pour ne pas se perdre dans notre chemin personnel.

N’oubliez pas que le plus grand poison pour le corps, le cœur et l’esprit c’est l’immobilisme. Tout doit bouger, tout est mouvement, chaque douleur de notre corps est un immobilisme à ces trois niveaux.

Bon courage et amour de votre corps dans toute ses manifestations,
André.