Septembre 2013

Mail mensuel n°56 – Septembre 2013

 

Se plaindre de quelqu’un, c’est le rejeter

 

Chacun est ce qu’il est et rien d’autre. Le voir tel qu’il est, sans désir de le changer, c’est cela la réalité. Ensuite, conscient de cette réalité, quel positionnement dois-je adopter pour exister, pour me respecter, pour m’aimer. Quelles décisions nouvelles je dois prendre dans ma vie pour ne plus avoir besoin de me plaindre ? Quelles souffrances émotionnelles dois-je laisser remonter dans mon corps pour me permettre d’arrêter de me plaindre ?

Se plaindre de soi ou de son quotidien, c’est la même chose. Que dois-je changer dans ma vie pour ne plus avoir besoin de me plaindre ? La solution est parfois, tout simplement, l’amour de la souffrance. Mais pas toujours, je dois d’abord vérifier qu’il n’existe aucune solution à ma portée, une solution réaliste, qui respecte totalement mes limites et mes handicaps physiques, émotionnels et mentaux.

Après tout cela, la plainte de l’autre ou de moi-même disparait naturellement. En passant, bien-sûr, par une phase de deuil bien perturbante et une dépression qui annonce l’acceptation de la réalité, de notre réalité.

J’ai remarqué que ceux qui se plaignent du rejet des autres, sont ceux qui rejettent encore plus les autres, en voulant qu’ils soient selon leurs désirs et leurs besoins personnels.

Il faut aussi être prêt à se rendre compte comment nous cherchons des relations qui ne peuvent pas nous donner ce que nous attendons, ce sont les répétitions des schémas relationnels de notre enfance. Voir nos fonctionnements relationnels nous amène naturellement à l’humilité et au respect de la différence.

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Témoignages :

André,
la rencontre me parait tellement difficile depuis quelque temps.
Aller vers l’autre est presque mission impossible.
Pendant un séminaire cet été, j’ai ressenti cela comme une réelle souffrance.
Mais rencontrer l’autre est-ce vraiment cela?
Bisous et toute ma tendresse. Sylvie

Sylvie,
La rencontre, dans ce sens-là, est impossible. Nous sommes tous tellement différents que chaque rencontre est la rencontre de 2 montagnes d’illusions. Pourtant la rencontre avec l’autre est nécessaire pour apprendre la diversité des êtres humains et surtout notre différence, notre unicité, notre solitude, notre responsabilité, notre destin dans le monde qui nous entoure.

Cette rencontre a lieu à la frontière de nos 2 mondes, dans un espace neutre, pour découvrir le fonctionnement inconscient de l’autre et de nous-mêmes. Et surtout découvrir les lois universelles de la vie.

En regardant les émissions de télé réalité ou de reportage, je me rends compte facilement que chacun parle de son monde et ne comprend pas le monde de l’autre. Ce sont nos projections qui nous font croire que nous sommes compris. Et d’ailleurs, la plus part du temps, est-ce vraiment nécessaire d’être compris ?

Beaucoup de tendresse pour toi et pour ton chemin parcouru,
André.

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André,

Ce matin dans les 24 essentiels c’est la carte de la méditation qui m’a été donné de méditer.

Après un we avec Darpan, un enseignant spirituel, où j’ai été fort confronté à mes résistances dans mon corps et ou il m’a été donné de descendre un peu plus loin à la racine de ma blessure, j’ai pris un peu plus conscience du bien fondé de la présence au ressenti corporel.

Je suis de nouveau bien confronté aux limitations dans mon corps qui quelques fois peuvent s’apparenter à la folie!

Dans cette carte, il est dit : »je médite pour favoriser le calme, la paix intérieure, afin de permettre l’éclosion de la conscience. C’est en lâchant mes pensées que la place se fait pour mes prises de conscience. »

Depuis toutes ces années de pratique de ce que je pensais être de la méditation, je me dis: «est ce que j’ai vraiment médité? » Alors, c’est quoi la méditation ?!

Darpan a témoigné de son approche personnelle, en lien avec la sensation corporelle, sensation que j’ai à un moment bien ressenti dans l’énergie du we.

Je me rends compte que c’est dur pour moi d’incarner ce corps à travers mes résistances! Il me semble quand même en avoir une autre conscience par rapport au début de mon chemin spirituel.

J’ai l’impression que d’avoir soulevé un voile pendant ce we, j’ai donné plus de place à mes résistances, alors que je pensais m’en défaire! Méditer ce serait donc prendre un temps pour épouser et traverser ces résistances tout en n’attendant rien ?!

En tout cas ce que je ressens quand je m’assoie en silence c’est que parfois je peux  me relier à une énergie de vie qui peut me rendre plus aimant, ne serait-ce qu’un instant!

Voilà, André, ce que la « méditation » me fait  poser comme questions aujourd’hui !

Je t’embrasse, Hervé

Hervé,

Oui à tout cela, tu as les réponses à tes questions dans ton témoignage.

A bientôt et n’oublie pas de te donner beaucoup de tendresse, sous toutes ses formes, pour mieux t’incarner dans ton corps,
André.