Janvier 2014

L’autisme ou

la maladie du désir

 

J’ai beaucoup hésité à écrire sur un sujet aussi subtil, mais il me semble indispensable de réveiller les consciences sur une déviation du désir qui touche à peu près 20 millions de Français. Je regardais, hier, un documentaire sur la vie quotidienne d’Eglantine Emégé avec son enfant autiste. Je suis triste de voir à quel point on peut mettre en vedette comme victime une maman qui est encore plus autiste que son fils. Dans tout le reportage, on voit bien, pour ceux qui veulent bien voir, comment cette célèbre présentatrice de télévision (dans l’émission « Allô Rufo ») est enfermée dans sa bulle et que toute communication de l’extérieur est modifiée pour la rassurer dans son mensonge et sa paranoïa subtile. Elle n’a pas de frontière avec l’extérieur. Son monde est une forteresse polie, une parodie d’amour pour tromper de manière ingénieuse tous ses interlocuteurs. J’avais déjà rencontré ce même processus inconscient avec le film de Sandrine Bonnaire « Sabine ».

Pour un autiste, la notion de frontière n’existe pas. Pour un simple névrosé, elle existe mais le tri se fait par rapport à un égoïsme personnel. Je rappelle que je parle du niveau inconscient de l’être et qu’il n’est pas question de juger qui que ce soit.

Dans notre médecine occidentale, les diagnostics se font par rapport aux symptômes et non pas par rapport à des programmes inconscients de désir qui régissent notre vie de tous les jours. Cela me parait très infantile de s’occuper des symptômes. Et encore plus, de s’occuper surtout des symptômes par rapport à une intégration sociale, et non pas par rapport à un bonheur profond de l’être.

Le principal symptôme de l’autisme, c’est le refus catégorique de la frustration. Toutes nos stratégies nous amènent à éviter la frustration, y compris celle de se couper dans son corps de toute émotion mettant en relief notre refus de la frustration, en utilisant tout particulièrement le blocage ou la limitation de notre respiration.

L’autisme, c’est le refus inconscient de vivre son destin sur cette terre avec les lois naturelles de la vie. Cela commence dans le ventre maternel ou à l’accouchement. Bon nombre des attitudes et des mœurs de notre société moderne favorisent l’autisme, comme la césarienne, la péridurale, le non allaitement, l’hyper médicalisation des maternités, l’activité professionnelle trop importante des jeunes mamans, etc. Et pourtant, c’est quand même l’enfant qui choisit sa façon subtile de fonctionner dans la vie, dès la sortie du ventre maternel. Il n’y a qu’un véritable chemin spirituel, accompagné d’un être éveillé, qui peut nous aider à découvrir nos choix de relation à la vie, tellement bien enfouis dans notre inconscient.

Tous les enfants déclarés autiste sont, pour moi, d’une gravité nettement moins importante que tous les adultes qui ont fabriqués une fausse personnalité qui recouvre cet autisme. Je peux donner comme exemple les personnalités connues comme Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Hollande, Sandrine Bonnaire, Eglantine Emégé, Christophe Alévêque et bien d’autres. Bizarrement, il me semble que d’autres célébrités qui osent leur paranoïa au grand jour sont d’une gravité un peu moins grande comme Dieudonné, Jean Claude Vandamme, Le pen, Mélanchon, certains leaders syndicaux et bien d’autres.

Les autistes déguisés derrière une personnalité bien présentable ont des comportements qui ont pour but de se faire aimer, d’être reconnu comme important, alors, qu’au fond d’eux-même, c’est le doute d’avoir le droit d’exister. Pourtant, c’est nous-mêmes qui avons désiré de ne pas exister. Autrement dit, de ne pas souffrir, car exister veut dire souffrir et aimer la souffrance et les épreuves.

Pour guérir de son autisme, ou au moins savoir prendre de la distance avec son autisme, il faut en premier le voir, tout d’abord en lâchant prise sur toutes nos attitudes sociales fabriquées. Donc, il est tout à fait normal de passer par une paranoïa profonde qui nous retire provisoirement de la société, pour pouvoir réapprendre tout ce qu’un bébé à besoin d’apprendre pour vivre dans le monde réel, avec des épreuves et des souffrances, mais heureux de vivre dans la vraie vie.

Je souhaite à des gens comme Dieudonné de sortir de sa paranoïa actuelle, qui ne peut pas le rendre heureux, en gardant en conscience ce qu’il a découvert de si affreux dans le monde qui nous entoure, mais en l’acceptant tel qu’il est, et même en l’aimant tel qu’il est, c’est-à-dire d’arrêter de se prendre pour Dieu, en voulant changer le monde à lui tout seul. Bien sûr que le monde Israélite a un inconscient collectif qui est beaucoup plus négatif que celui qu’il veut montrer, et alors ! C’est à ce peuple de découvrir sa part d’ombre qui l’amène inexorablement vers le prix à payer, à plus ou moins long terme, lié aux conséquences de ses désirs subtils inconscients. Nous, les êtres conscients, nous n’avons qu’un seul devoir, ne pas se laisser embarquer dans le monde de ce peuple, mais en l’aimant tel quel et sans le juger. Nos jugements ne sont que les projections de nos croyances subtiles personnelles. Bien entendu, les intégristes de toute nature, de toute religion, sont dans le même processus.

L’autisme favorise toutes les déviances qui ramènent les autres êtres humains à un objet de consommation, un jouet, une marionnette. Par exemple dans le cas de l’inceste, du viol, de la maltraitance physique ou psychologique, de l’abus de pouvoir, etc. Nous prenons également notre propre corps pour un objet à utiliser ou à détruire dans le cas de l’automutilation, des troubles bipolaires, des disharmonies corporelles fabriquées pendant notre enfance, de la schizophrénie, du dépassement de nos limites physiques et émotionnelles, etc.

Quel comportement avoir dans une relation avec un autiste ? Il faut éviter à tout prix toute discussion argumentée car il saura avec talent et avec son énergie subtile vous emmener dans son monde. Il faut ne répondre qu’à des questions, et encore, quand vous sentez votre interlocuteur ouvert à une réponse qui va le déranger dans ses croyances, ce qui est bien rarement le cas. C’est sentir que son corps est en ouverture pour recevoir une réponse dans un silence attentif, dans un repos corporel. Leurs besoins sont surtout de recevoir des OUI et des NON entourés d’amour et de tendresse physique qui n’ont pour but que de les faire progresser vers l’acceptation de leur destin et de leurs limites.

J’espère que ce document vous aidera à ouvrir votre conscience, tout en vous libérant du jugement sur autrui ou sur vous-même. Il m’a fallu de nombreuses années pour oser voir clair sur moi et sur les autres êtres humains. Et encore plus d’années pour oser les accepter tels qu’ils sont et de les aimer tels qu’ils sont, tout en approuvant aucun de leurs comportements. C’est la neutralité aimante qui me procure la paix intérieure et la jouissance dans ma vie.