Avril 2014

Mail mensuel n°63 – Avril 2014

Dépasser ses limites ou

repousser ses limites

Ce n’est pas la même chose. Dépasser ses limites, c’est être à côté de sa vraie vie, de son destin et de son bonheur. Repousser ses limites c’est faire un effort possible, en connaissance de soi, vers une difficulté que l’on connait bien et dans un objectif qui nous parait aujourd’hui possible d’atteindre, sans risque de se détruire ou de détruire des personnes autour de nous.

C’est accepter les émotions qui vont avec, sans avoir besoin de se couper dans son corps ou d’inventer de fausses vérités pour se rassurer. C’est accepter sa fragilité et sa vulnérabilité, sans se juger et sans se soumettre aux jugements ou aux conseils des autres. Personne ne peut nous connaître et personne ne peut connaître nos véritables limites, sauf nous-mêmes. De toute façon elles changent à chaque instant.

Il est normal de dépasser parfois ses limites, sans s’en rendre compte tout de suite, c’est la seule façon de les reconnaître et de pouvoir les accepter. Même si le prix à payer est souvent bien douloureux. Ceux qui ne les dépassent jamais sont cloîtrés dans leur monde, sans espoir de grandir et d’accomplir leur destin.

Pour ma part, j’ai  passé ma vie à dépasser largement mes limites, jusqu’à modifier fortement l’harmonie de mon corps et refouler toutes mes émotions. Ma grande difficulté était de revenir à l’intérieur de mes vraies limites, ce que j’arrive à faire maintenant le plus souvent. Je ne regrette rien car cela m’a permis de découvrir le monde des humains au plus profond de chaque âme, ce que je n’aurais pas pu faire autrement. En fait, cela aussi faisait partie de mon destin.