Septembre 2014

Quel intérêt à être sûr de soi face aux autres ?

Je n’en vois pas, surtout quand cela vient de note ego, de notre personnalité. C’est une réaction venant d’un manque de reconnaissance ou d’un trop plein de reconnaissance dans notre enfance, au moment où notre personnalité se construisait. Par contre, il y a beaucoup d’inconvénients. Cela ferme notre capacité d’ouverture à l’inconnu, au changement et à la progression intérieure.

Quand, par exemple, vous dites : « Je fais entière confiance à ce docteur », vous n’existez plus, car tout docteur se trompe, c’est normal. Et, en plus, vous donnez ainsi de fausses informations à ce docteur en croyant qu’il fonctionne comme vous, ce qui facilite grandement ses erreurs. Dans le fond de vous-même, vous croyez qu’il peut vous connaître mieux que vous, c’est faux. Bien-sûr, il peut vous prêter sa connaissance, mais c’est seulement à vous la responsabilité du diagnostique.

Encore que le diagnostique, c’est ce qu’ils savent le mieux faire. Mais pour les remèdes et les soins, ils sont souvent de grands enfants peureux qui ont peur de se tromper, qui ont peur de la mort et de la souffrance et qui vous refilent leurs croyances guidées par la peur collective de notre société. Nous avons besoin des docteurs, mais pas pour qu’ils prennent notre place et notre responsabilité sur notre vie.

A l’inverse, qualifiez un docteur de mauvais docteur est une autre affirmation mentale qui nous ferme à l’inconnu et au risque. Justement, ce « mauvais » docteur va nous permettre de chercher en nous-mêmes le véritable diagnostique et la solution juste pour nous. Alors qui est le mauvais docteur ? Personne et tout le monde. C’est la découverte de « l’or de l’incertitude » qui ne peut exister qu’après avoir acquis la liberté de mourir et la liberté de souffrir dans notre vie.

Quand je parle d’un docteur, je parle aussi bien d’un ostéopathe, d’un psychothérapeute, d’un psychiatre, d’un gourou, d’un médium, ou d’un chaman. Je parle aussi de toutes les médecines officielles et parallèles. Je parle également des religions avec leurs représentants. Et bien sûr aussi des maîtres spirituels qui doivent être testés et remis en cause par l’élève. Nous avons besoin des autres mais avec notre libre arbitre : Ni contre, ni pour !