Novembre 2014

« Oublier son passé, c’est se condamner à le revivre »

Cette phrase est de Winston Churchill qui parlait à propos de la guerre mondiale. Je la reprends concernant notre histoire intérieure personnelle. Une loi naturelle qui s’applique au monde extérieur s’applique aussi au monde intérieur de chacun. Il est très difficile de se libérer de son passé inconscient. Il est même impossible de s’en libérer tant qu’il n’est pas conscient. Il est donc capital de revivre émotionnellement tout ce qui a été vécu dans notre enfance. Même si cette « régression » est une folie hyper douloureuse, elle est nécessaire pour changer notre façon de recevoir la vie qui vient à nous et nous permettre d’enlever les boulets qui nous tirent vers la négativité, la culpabilité, la honte, le jugement, la colère, la jalousie, l’avidité, la dépression, l’activisme, la peur et le désir.

C’est le prix à payer pour découvrir ou plutôt pour commencer à entrevoir le véritable bonheur, la paix de l’esprit et la force intérieure qui nous protège des maladies et des agressions de toutes sortes.

Revivre son passé sans conscience, c’est tourner en rond dans sa vie, dans ses relations aux autres et c’est attirer à soi toujours les mêmes épreuves. Celles-ci se déguisent dans des apparences trompeuses pour contourner notre système de défenses et de pensées. C’est ainsi que se nourrit la victime qui est en nous.

Se couper de ses émotions n’est pas la solution, c’est la non vie. Si l’on croit trouver un bonheur intellectuel, c’est un mensonge, c’est une drogue, c’est une fuite, c’est alourdir notre karma. La jouissance sur terre est dans le corps et non pas dans l’esprit.