Mars 2015

Mail mensuel n°73 – Mars 2015

L’amour inconditionnel … de Soi

L’important, ce n’est pas le but, c’est le chemin. Apprendre à aimer sa souffrance physique, émotionnelle et mentale dans l’instant, pas après, ni avant. C’est avoir une respiration ample, consciente et détendue dans cet instant.

C’est se libérer, dans cet instant, de nos stratégies mentales, de nos formes-pensées, de nos programmes subtiles. C’est apprendre à jouir dans cet instant. C’est cela l’amour inconditionnel de soi-même.

C’est essayer de respecter le plus possible, dans cet instant, les 24 essentiels du chemin vers soi.

C’est descendre au plus profond de son humilité pour accepter là où nous en sommes réellement, sans jugement et sans justification.

C’est aimer son corps comme on aime un petit enfant ou un animal familier. C’est aimer le toucher, le sentir, le ressentir sans laisser le mental amener des jugements de beau ou de pas beau. Nous l’aimons parce que c’est notre corps tout simplement. C’est aimer ce qui nous appartient simplement parce que cela nous appartient. C’est tout à fait possible, c’est un choix que nous décidons de faire.

Témoignages :

Bonjour André,

En ce moment, j’essaie de voir comment continuer à mettre en pratique ce que j’ai intégré de ton enseignement, tout en apprivoisant mon pouvoir intérieur et entreprenant des actions différentes.

Je suis (suivre) mon Dieu intérieur et celui-ci me mène à voir comment je peux enfin « agir » dans le monde.

Je vois que je dois faire appel à mon ombre pour y arriver. Je veux dire que je vois bien que je ne peux pas continuer à la fois à vouloir être aimée à tout prix ET faire quelque chose/agir dans le monde. C’est complètement antinomique.

Je commence juste à savoir mieux m’occuper de moi. C’est maintenant que je vois combien c’est difficile de relationner avec l’autre. Je sens davantage mes limites mais je n’ai pas le mode d’emploi « comment les exprimer ». Je ne sais pas quoi dire. Je me sens bloquée et je bute sans cesse sur cette colère de ne pas avoir les mots pour m’exprimer.

Je t’embrasse, Mathilde

Bonsoir Mathilde,

Si j’ai bien compris ta difficulté actuelle est d’affirmer tes limites face à l’autre. Je crois qu’il m’a fallu au moins dix ans pour y arriver et je ne suis pas sûr d’y arriver à 100 % tout le temps, surtout quand je suis fatigué émotionnellement ou physiquement. Mais je crois que pour le moment, c’est à toi qu’il est important d’affirmer, d’accepter et d’aimer tes limites. Quelle jouissance d’être à l’intérieur de ses limites et de n’avoir rien à prouver à personne !

Une des vérité fondamentale dans la relation à l’autre qui nous aide vraiment à être plus confortable dans nos relations, c’est d’imaginer une corde qui symbolise le lien relationnel de l’instant présent, d’imaginer un point précis exactement au milieu de cette corde et d’accepter que tout ce qui est vers toi à partir de ce point t’appartient et ne peut être remis en cause par personne et tout ce qui est au-delà de ce point appartient à l’autre et tu ne peux le remettre aucunement en question. Il y a une frontière avec des barrières que chacun a le droit de lever ou pas au milieu de l’espace entre toi et l’autre.

Bonne soirée et à bientôt, André.

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Bonjour Dominique,

D’abord, recevez toute ma tendresse pour vous accompagner dans les épreuves que vous traversez. Ensuite, la lecture intuitive de vos épreuves physiques me montre que vous commencez à entrevoir la réalité de la vie, la différence avec les autres et les hommes masculins en particulier. Je dis entrevoir, car justement ce que vous vivez me montre que vous ne voulez pas voir. Ce n’est pourtant que le tout début du chemin. Voir, entendre, sentir, goûter ce que la vie vous réserve et à vous seule. Sans rien juger, simplement accueillir, accepter et aimer tout ce que vous vivez. Je n’ai pas dis que c’était facile, il faut parfois toute une vie pour y arriver. L’important c’est de ne pas se tromper de chemin, c’est de ne pas rejeter votre karma. Il ne peut vous arriver que ce que vous avez attiré. Voyez comment vous créez votre vie, voyez votre responsabilité et surtout pas de culpabilité et ainsi vous permettrez à vos yeux d’aller vers une possibilité de guérison.

Bon nombre de praticiens dans toutes les thérapies psycho-corporelles essaient de donner ce qu’ils ont besoin de recevoir. Vous avez besoin de vous donner beaucoup de tendresse et de disponibilité pour vous-même. Voyez comment la vie vous oblige à le faire. Profitez-en !

Voilà la lecture que je fais de votre histoire, vérifiez tout dans la profondeur de votre être et osez regarder en face votre vie fœtale  et votre enfance qui sont la source de vos problèmes actuels.

En compassion et avec tendresse, André.

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Bonjour laure,

Il ne faut pas confondre le but et le chemin. Il m’a fallu de nombreuses années pour voir mon handicap psychologique, émotionnel et surtout physiologique pour accepter enfin quel était mon véritable point de départ. Dans ma formation de thérapeute le message était qu’il suffisait de volonté pour y arriver. Maintenant j’ai compris que la volonté est le poison qui a pollué mon existence et celle de nombreuses personnes.

La relation à l’autre est une œuvre très complexe. Pour donner, il faut que l’autre soit prêt à recevoir, sinon c’est de l’orgueil et cela contribue à renforcer les résistances de l’autre et nous amène vers l’esclavage de soi et de l’autre.

En communion avec toi, André.