Janvier 2009

Bonjour à tous,

Pour ce mois de Janvier, je vous propose en tant que mail mensuel quelques réponses que j’ai faites à des personnes me contactant le plus souvent pour la première fois.

Bonne lecture et bonne intégration de ce qui pourrait être de simples piqûres de rappel,

André.

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Bonjour André

Je suis en cure analytique où je vis par les mots et les émotions tout ce qui surgit sans restriction, de façon cadrée et privée.

Pour l’action au niveau spirituel, j’ai trouvé depuis 2 ans le pèlerinage à Lourdes en août, où baigner dans cette eau toujours pure les êtres dépouillés de leurs habits les amènent à une vérité au-delà des mots, et ces quelques minutes de communion les aident ensuite je l’espère dans leur chemin de vie.

Ce lieu me porte sans forcément adhérer au discours catholique, mais j’aime ces échanges vrais des personnes rencontrées là-bas.

Il y a de tout, comme dans la vie, c’est à nous ensuite de faire la part des choses! Les extrêmes se côtoient souvent…

Donc, les perturbations je connais, je les crains mais je les sais nécessaires pour grandir intérieurement.

Le tout et de retrouver ce mouvement, ce rythme en nous, l’équilibre dans sa fluidité, un programme à vie!!!

Bien à vous et continuez de me tenir au courant de vos écrits.

C.

Bonsoir C.,

Avec humilité, j’accueille la sincérité de votre démarche.

André lemoine.

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Bonjour André, et merci pour votre livre que je découvre aujourd’hui.
Une phrase m’a interpellé : « la douleur et la difficulté sont réelles, la souffrance ne l’est pas »
j’avoue que j’ai du mal à comprendre.
Merci

Bonjour K.,

J’ai mis des années à comprendre cela. C’est notre façon d’accueillir ou non avec amour la souffrance en nous qui change toute notre vie. Souvent on s’imagine le paradis sans souffrance mais en réalité il s’agit d’aimer ses souffrances intérieures pour qu’elles nous livrent totalement leur origine et ainsi les conséquences de celles-ci dans notre vie de tous les jours disparaissent.

De douces pensées pour vous,

André Lemoine.

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Bonjour André,
je viens de lire le livre « je ». Je suis actuellement en formation à la relation d’aide et je trouve ici un précieux outil.

J’ai une question suite à la lecture : peut on être à la fois psychotique et névrosé?
Je pense avoir été psychotique durant toute mon enfance et une bonne partie de l’adolescence, mitigée entre le désir à la fin de l’adolescence d’aller vers l’autre et de rester dans mon coin depuis mon mariage. j’ai été très dépendante de mon mari (couple fusionnel et séparation), ensuite j’ai eu besoin des autres (besoin de reconnaissance, bénévolat). J’apprends à poser mes cadres et mes limites aujourd’hui…en gros je me soigne :). J’ai besoin de votre réponse, pour avancer… je vous remercie. Cordialement.

P.

Bonsoir P.,

Ma réponse est oui, je suis surpris de constater que beaucoup de psychotiques ont fabriqué une névrose par dessus. C’est aussi une façon d’échapper à l’hôpital psychiatrique et à la dépendance de l’institution médicale qui n’arrange rien car elle confirme le statut de victime dont se complaisent les psychotiques.

Bonne lecture et surtout intégration de ce qui est écrit dans le livre « je ».

Paix et compassion,

André Lemoine.

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Bonjour André,

Oui, je suis très touché par ce que tu as dit, je te dis la même chose, tout en sachant la profondeur de cela.

Etre un Frère chez les Indiens, est une communion totale. La France a toujours bien affiché ce mot. Je le voyais dans un sens global, nous sommes tous des frères. Je ne sais si tu as utilisé ce terme dans ce sens.

De toute façon, je donne du poids et de l’importance à tes paroles et tu compteras toujours pour moi.

Merci toujours

Ton frère

S.

Bonjour S.,

Pour répondre à ton mail, le mot frère est en effet complexe. Il se situe à plusieurs niveaux mais globalement être frère pour moi, c’est souffrir quand quelqu’un souffre et c’est se réjouir quand quelqu’un est heureux. Mais maintenant, je ne me fit plus aux paroles mais plutôt à ce que je ressens. Plus j’avance dans mon chemin plus je ressens la misère psychologique des individus et je souffre de cette misère. La misère matérielle me touche également beaucoup mais je sens que ce n’est pas mon Karma de m’en occuper. J’ai déjà beaucoup à faire avec l’esprit humain.

Je me sens frère de chaque être humain mais je réserve mon énergie à ceux qui veulent bien progresser dans cette misère psychologique. Donc, je n’ai aucune relation amicale ou fraternelle régulière classique mais je suis toujours disponible pour relationner de manière très fraternelle et surtout paternelle avec ceux qui désirent mon aide, et ces relations n’ont rien de confortables.

Voilà un essai sur mon sens du mot fraternel, en ajoutant que tous ceux qui sont passé, comme toi, profondément dans mon intimité, ont une place privilégiée.

André.

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Bonsoir A.,

Votre témoignage est clair, il illustre bien là où vous en êtes dans votre chemin. Soyez exigent avec vous-même. Oui, il vous serait utile d’avoir un guide spirituel mais cela représente un engagement de toute une vie dans une voie qui vous aidera à devenir vous-même. Personnellement, j’aide ceux qui le désirent par un accompagnement dans un lieu propice à cette transformation dans le Gard.

Quant à votre désir d’aider les autres, il cache souvent le besoin d’être aider soi-même. La possibilité d’aider les autres vient ensuite après de longues années de remise en question. Gardez vos désirs mais ne brûlez pas les étapes. En attendant, la lecture de mon livre et même l’approfondissement de chaque chapitre vous aidera à vous remettre dans l’axe de votre vie véritable.

En communion avec vous dans votre chemin,

André Lemoine.

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Bonsoir A.,

J’ai lu avec intérêt votre mail. Il m’est difficile de vous répondre dans le détail car vous exposez toute votre problématique infantile dont il faut des années de travail sur soi pour s’en libérer. Mais je peux déjà vous donner un message, celui de bien différencier ce qui est psychologique avec ce qui est spirituel. Au niveau spirituel, c’est dire OUI, sans aucune retenue à ce qui vous arrive dans votre vie car ce que vous me décrivez est exactement ce que vous avez besoin de vivre. Çà, c’est le plan spirituel qui vous permet de voir clair dans votre psyché pour mettre à jour ce qui doit l’être au plan psychologique. Tout ce qui vous arrive vous crie de bien vouloir mettre de l’ordre dans votre vie et dans votre esprit, sans culpabilité, sans honte. Commencez d’abord à vivre pour vous et non pas pour l’opinion d’autrui. Puis, ensuite, découvrez la puissance de votre égoïsme inconscient et vos désirs subtils qui sont resté au niveau du petit bébé. Mais il faut d’abord vivre tout cela complètement en acceptant au fur et à mesure toute la jouissance et toute la souffrance de votre chemin.

Voilà, c’est la vraie vie qui commence pour vous, servez-vous de mon livre, vous en avez bien besoin. Je vous joins les messages essentiels que j’ai écrit et je vous rappelle que Bordeaux n’est pas si loin de Sommières que ça, à vous de voir… Beaucoup vont en Inde chercher un maître, c’est beaucoup plus loin.

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite une vie passionnante et responsable, ouverte aux autres et consciente.

En communion avec vous,

André Lemoine.

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Monsieur Lemoine

J’ai commencé la lecture du livre »je » et je retrouve mon cheminement, un autre souffle à ce cheminement long et douloureux …
Ces douleurs de l’enfant au delà desquelles je tente de vivre …
Il y a entre votre livre et mon nouveau départ vers la sophrologie un sens commun : il faut accepter et se pardonner … et pas que dans la tête … dans le corps aussi, n’est ce pas ?

J’en suis apaisée.
Avec mes remerciements
A.

Bonjour A,

Oui, vous avez entièrement raison et c’est un long chemin qui ne finit jamais…

Bonne route, en communion avec vous,

André Lemoine.

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Bonjour,

Votre mail est très clair : vous refusez la vie telle qu’elle est, vous refusez la souffrance, vous refusez la différence, vous refusez l’autre tel qu’il est. Vous partez de très bas, tout est dans votre tête et dans vos croyances subtiles, l’autre n’y est pour rien. Le but c’est d’aimer l’autre tel qu’il est sans compromis, sans se nier, sans vouloir le satisfaire mais, en même temps, accepter de ne pas être satisfait, donc de souffrir, de souffrir terriblement. C’est ça la vraie vie, vouloir se suicider est complètement infantile, c’est d’un orgueil gigantesque. Votre coeur ne saigne pas parce que vous l’aimer mais parce que vous raisonnez comme un foetus dans le ventre de sa mère. Si vous l’aimiez vraiment vous l’accepteriez exactement comme elle est et vous comme vous êtes. La relation paisible et idéale entre un homme et une femme n’existe absolument pas, acceptez-le une bonne fois pour toutes et aimez la vie pour ce qu’elle est et non pas pour ce que vous voudriez qu’elle soit. Oui, lisez et relisez mon livre, vous en avez tellement besoin.

Bon courage, il est temps de naître !

Avec amour,

André.

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Bonjour A.,

Je trouve que votre mail va dans le bon sens. Je ressens une ouverture certaine (encore timide) vers la découverte de votre inconscient. En effet, toutes vos histoires anciennes de couple sont riches d’une quantité importante d’informations que vous pourrez laisser remonter à la surface de votre conscience, petit à petit. Cela vous permettra d’ouvrir votre livre intérieur concernant votre vie foetale, votre petite enfance et tout ce que votre famille vous a refilé. C’est une longue aventure qui commence pour vous, douloureuse mais pleine de découvertes enrichissantes et un cheminement progressif vers une paix heureuse promise aux courageux qui osent s’engager sur ce chemin.

Bien affectueusement,

André.

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Bonjour C.,

Ma façon d’aborder la relation d’aide m’est personnelle et elle est le
fruit d’un très long parcours spirituel et psychologique. Ce qui veut dire que la plupart des psychothérapeutes sont incapables de me suivre dans ces
profondeurs de l’âme. En général, il se contentent d’observer
l’intégration ou pas dans la société avant de faire le moindre diagnostic.
Mais justement, c’est l’occasion inespérée pour vous de vous confronter au
thérapeute, au risque d’être compris et au risque d’être complètement
incompris. C’est le chemin en psychothérapie, se retrouver complètement
seul et unique face à son thérapeute. Le fait d’être compris est toujours
une illusion infantile. Mais c’est indispensable de passer par cette
souffrance. Découvrir la limite humaine de son thérapeute avec humilité et
dans le doute est le lot de chaque être humain en psychothérapie. Osez
être sincère et acceptez la frustration de ne pas être compris et de ne
pas être aimée comme vous voudriez l’être.

Mon livre est un outil précieux pour vous repérer à chaque niveau du
développement de votre conscience à vous même. L’important c’est que
grandisse en vous une confiance inébranlable à votre ressenti. C’est un
long chemin fait d’épreuves et de souffrances. En tout cas, pour le
moment, vous êtes conscient de votre histoire et vous allez dans la bonne
direction.

Bon voyage !
Très amicalement,
André Lemoine.

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Bonjour M,

Je vais essayer de répondre simplement à vos questions malgré qu’elles cachent une non connaissance de votre inconscient.

La psycho généalogie n’a jamais rien résolu de nos maux quotidiens. Ce n’est qu’un outil de qualité au service de ceux qui décident de faire un chemin de connaissance de soi sincère et engagé dans une voie.

Une thérapie n’est, pour moi, jamais efficace si elle ne s’inscrit pas dans un chemin spirituel accompagné par un guide, lui même très avancé sur la voie que l’on a choisi.

Ce que l’on a à trouver, c’est soi-même. C’est découvrir son âme, son chemin de vie, son karma et toutes les composantes de nos corps subtils, bien au-delà de tout ce que l’on entend quotidiennement à la télévision.

Lisez et relisez des chapitres de mon livre, c’est une mine de connaissances qu’il faut des années pour véritablement intégrer.

Bien heureux d’avoir fait votre connaissance,

Je vous envoie plein d’amour, le seul médicament qui accompagne la guérison de l’âme,

André lemoine.

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Bonjour M.,

D’abord une première chose, à partir d’aujourd’hui vous ne m’êtes plus
»inconnue ». Je vous reconnais tout à fait et avec bonheur le droit d’exister
car c’est avant tout votre problème de base. Ensuite vous pourrez tout
doucement commencer le chemin de vous aimer telle que vous êtes et non pas
comme vous voudriez être. C’est un long chemin, une suite d’épreuves
intérieures bien douloureuses mais indispensables pour vous guérir de votre
passé et même apprendre à l’aimer, après avoir découvert le drame de votre
petite enfance et l’héritage que vous avez reçu de votre mère.

C’est formidable de commencer ce chemin de guérison à 17 ans, j’ai moi-même
commencé beaucoup plus tard et c’est encore plus douloureux. Mais chacun ses
souffrances, chacun son histoire. L’important est de prendre conscience de
celle-ci pour l’accepter pleinement et en être libre dans sa vie de tous les
jours.

Je vous envoie plein d’amour en vous encourageant à découvrir tous les
trésors cachés dans mon livre et vous rendre compte qu’il est un équilibre
entre amour et exigence.

Au revoir M. et bon courage, la vie vaut largement d’être vécue.
André Lemoine.

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Bonjour Eric,

Spirituellement, vous êtes très grand mais psychologiquement, vous êtes très petit; et même, pour tout dire, pas encore né. Intéressez-vous au premier chapitre de mon livre pendant des années, écrivez sur la relation avec votre mère en vous servant de votre ressenti intérieur. Bravo pour vos séances chez une sophrologue, j’espère que c’est une femme, vous en avez tellement besoin pour pouvoir vous en libérer intérieurement un jour. Vous êtes de structure psychotique, comme moi, j’ai simplement fait un chemin intérieur de conscience et de souffrance pendant vingt ans. Il ne s’agit pas de discuter mais de ressentir avec le corps, entrez dans votre corps avec la sophrologie. Votre chemin de croix personnel, contrairement à ce que vous pensez n’est pas encore commencé, c’est bien pire que tout ce que vous pouvez imaginer, mais c’est le prix à payer pour exister vraiment.

Bon courage sur votre chemin.

En compassion avec vous,

André.

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Bonjour,

Suivez votre chemin, je partage avec vous l’approche infantile des facultés de psychologie mais si votre destin passe par un diplôme d’état, vous devez en payer le prix pour accomplir votre chemin de vie. Il vous appartient de bien vérifier dans vos intuitions ce que la vie vous demande d’accomplir.

Je suis prêt à vous accompagner sur votre chemin, à vous de vérifier vos réelles possibilités. Je peux répondre par mail à des interrogations précises et vous guider lors d’une impasse intérieure. N’oubliez pas de chercher l’origine de votre maladie dans votre inconscient. Toute maladie est toujours la conséquence d’une histoire personnelle et familiale. Cela n’est pas héréditaire, du moins dans le sens où la médecine l’entend habituellement.

Bon courage, de tout coeur avec vous,

André Lemoine.

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Bonjour,

Ton mail m’a mis dans un profond embarras. Je ne crois que tu aies compris
l’importance d’un enseignement spirituel et la pratique qu’il propose. C’est
un chemin d’une grande exigence et qui demande un engagement humble et
sincère auprès d’un maître. Ceux que je réunis au cours de ce pic nique ont,
pour la plus part, compris l’exigence et l’importance pour leur vie du
chemin que je propose. Il ne s’agit pas d’une simple relation amicale mais
d’une relation avec moi authentique et profonde qui doit remettre en cause
toute la construction psychologique que chacun construit dans son enfance.
Je te demande de ressentir au plus profond de toi si le chemin que je
propose fait partie de ton chemin de vie personnel avant de venir à ce pic
nique. D’autre part, pour les amis dont tu me parles, pour venir à ce pic nique,
ils doivent avoir lu mon livre et sentir la nécessité dans leur vie de mon
accompagnement.

Avec mon amour et mon exigence, en communion avec toi dans ton chemin,
André.